"Un Jour En France"

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La Gauche à travers les âges ( III )

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Il y parvint enfin tout de bosses refait et de plaies couvert car il était maladroit et le sentier traitre. Il faisait nuit noire à ne pas différencier un chat gris d’un blanc si bien que personne ne vit ses multiples chutes et si son orgueil considérable en était blessé du moins était-il le seul à le savoir. Agiteur se rafistola en silence, mit un peu de terre sèche dans son nez pour en éponger le sang en se promettant d’inventer le pansement hémostatique un de ces jours. Après la révolution en tous cas. La Révolution ! Ce mot terrible qui chevauchait ses synapses de neurone en neurone à la vitesse d’une mobylette au galop, ce mot effroyablement excitant qui papillonnait dans ses entrailles comme l’amour au printemps et fouaillait ses bourses d’une ardeur de jouvenceau. Quoi que puisse être la révolution, c’est surement un truc sexuel, se dit-il une fois ses soins terminés.

Mais les idées, souvent, n’en font qu’à leurs têtes et il n’est pas rare que leurs maux dépassent la pensée.

Pour l’heure, Agiteur triquait comme un cerf sur le chemin boueux qui menait aux masures de mauvais torchis du bourg infect perclus de misère dans tous les coins et de mouches à merde partout ailleurs. Il avait une folle envie de révolutionner un fion ou deux mais la place du village, vide de présence, n’accueillait qu’un souffle mort de nuit sans lune. Et un chien galeux qui puait à cent mètres. Et aussi un phacochère qui s’était gouré de chapitre. Un peu dépité et fort meurtri par le froid humide il alla se rencogner entre deux mauvaises bâtisses où un tonneau esseulé trainait son désarroi d’être à moitié plein. Il se cala dedans comme il put se disant que ce serait toujours mieux qu’une flaque de boue au pied d’un mur bouffé de chiendent.

Au petit matin un coq chanta et des portes jaillirent des flopées de bras noueux armés de pioches, de bines et de faux. Agiteur pointa sa tête hors de l’abri et devant ces foules prêtes au turbin, qui ne se souciait pas de sa présence, se dit qu’il n’aurait pas deux fois la chance d’ouvrir sa grande gueule devant si large assemblée.

«  Camarades ! » hurla t-il tout en s’interrogeant sur la nature de ce mot nouveau à ses lèvres venu sans qu’il sut ni pourquoi ni comment. Et cette concomitance d’événements donnait à ses traits l’air inspiré et vaguement soucieux d’un tribun sage et pénétré de sa mission. Ça tombait bien car des centaines de paires d’yeux viraient au même instant vers lui et au lieu de se dire : « quel est donc cet infâme clodo bleui de bosses, puant la vinasse à cent mètres, qui nous assomme les oreilles de bon matin dans le but racoleur de nous arracher un sou ? » ils pensèrent :  «  quoi que puisse avoir à nous dire cet être étrange – à l’air pénétré- cela ne peut être qu’intéressant vu qu’il sort d’un tonneau ».

Intermède philosophique: de cet instant date la manie des philosophes antiques d’émerger des tonneaux afin de renforcer leur crédibilité, ce qui peut paraître con au premier abord, et l’est définitivement au second. Les philosophes en toc déblatèrent plutôt cheveux et chemise au vent au sortir d’une suite au Ritz, sur les parvis élyséens ou sur les plateaux télés. Ils perdent en crédibilité ce qu’ils gagnent en pognon, mais puisqu’il y a des cons prêts à payer ils auraient tort de se priver.

«  Camarades ! » Enchaina t-il, «  on vous ment, on vous spolie ! Le patronat se moque de toi, il pète dans la soie et toi tu trimes, camarade. Ton salaire c’est le salaire de la peur ! Alors, rame, rameur ramé, on avance à rien dans ce canoé, là-haut on te mène en bateau ! Tous ensemble, tous ensemble Yeah Yeah ! »

Et certes tout cela était fort et beau mais un peu décousu. Les mots tombaient de sa bouche comme l’eau d’une gargouille après l’orage et noyaient les centaines de paires d’oreilles de la populace assemblée qui n’y entendait rien, mais alors rien du tout, sinon que la colère croissait en son sein à mesure que les mots lui grillait la cervelle. Et soudain il y eut des cris, des « hourras », des « vive la révolution ! », des « Allez les Bleus ! », des « Patriiiiiiiiiiiiick ! ». Des hystériques attrapaient des orgasmes rien qu’en se roulant par terre, clamaient à qui voulait les entendre qu’elles arracheraient les couilles de J.R avec les dents, tandis que d’autres prétendaient que ça lui ferait trop plaisir et qu’il vaudrait mieux le jeter dans une fosse à purin pour lui donner à goûter la condition populaire. Des hommes se mettaient des couteaux entre les dents, levaient le poing en signe de défi et de vengeance. Et Agiteur, troublé et toujours soucieux, contemplait le spectacle de cette foule devenue clameur. Qu’allait-il pouvoir en faire ? Pouvait-il seulement en faire quelque chose ?

Là-haut sur la colline, J.R Ewing s’étonnait de sa feuille de palmier immobile et du vent soufflé de la plaine qui charriait ce matin des odeurs suspectes : un relent de mauvaise haleine, genre fromage coincé de la veille entre deux dents creuses, alors qu’à cette heure, d’habitude, c’était des odeurs de pieds dans la bouse et d’aisselles fraiches.

«  Agiteur ? Mon bon Agiteur ? Où es-tu fieffé butor ? Mon petit peigne-cul adoré ? Youhou youhou ? Viens remuer tes palmes pour ton patronnounet chéri ! »

On le voit, J.R était un sentimental…

« Ou je te lâche mes dogues et mes gardes aux fesses, enfoiré de petite feignasse ! »

mais il y avait des limites.

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Written by saiphilippe

27 décembre 2011 at 13 h 02 min

Publié dans Divertissement, Humour

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La gauche à travers les âges ( II )

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La Terre se couvrait de champs de blé blond, d’exploitations agricoles prospères. De vastes troupeaux paissaient en paix dans les plaines fertiles tandis que les hommes binaient, labouraient, piquaient ,replantaient, récoltaient, les pieds dans la bouse la tête sous la pluie, harassés sous le joug du labeur quotidien. Il ne se passait pas une heure sans que fut maudit le sort qui les frappait et nul ne se doutait que cet enfer était né de la bonne intention de Ledru-Rollin. Sans quoi, naturellement, ils auraient maudit Ledru-Rollin plutôt que le sort.

Là-haut, sur une colline où il faisait toujours beau, vingt degrés brise légère, contemplant serein le panorama de sa ribambelle d’ouvriers voutés sous l’effort, un homme se dressait. Un air satisfait barbouillait sa gueule de bellâtre doucement ombragée par les feuilles de palmier oscillant au rythme du mol mouvement qu’un bras laborieux imprimait. L’homme dressé s’appelait J.R Ewing, dit aussi : Le Patron. Au bout du bras laborieux un bonhomme qui répondait au nom d’Agiteur. D’aucuns objecteront que ce n’est pas un vrai nom et certes ils auront raison, mais est-ce ma faute à moi si personne n’avait jugé bon de lui en donner un ? Alors voilà, il avait reçu le nom de sa fonction : Agiteur. Et son nom de famille était Defeuilledepalmier, si vous voulez tout savoir.

Le sort d’Agiteur était nettement plus enviable que celui de ses petits camarades collés à la merde de cette putain de plaine fertile pas loin de 16 heures par jour alors que lui n’agitait ses palmes pour le Patron que lorsque celui-ci daignait montrer le bout de son groin en haut de sa colline. Et c’était vraiment pas souvent car il passait le plus clair de son temps entre les cuisses somptueuses de ses maitresses aux fragrances suaves pour ne pas dire carrément perverses. Alors Agiteur pour tuer l’ennui se branlait copieusement à ne plus éjaculer que de la sciure. Et tandis que la peau de son sexe effritée en copeaux ardents refroidissait il lui arrivait de réfléchir.

Intermède sociologique : l’homme réfléchit mieux les couilles vides. Regrettons que nombre de ces réflexions portassent sur la manière d’arriver au plus vite à la prochaine vidange de couilles.

Ainsi Agiteur inventa le melon chaud masturbatoire, la trogondule bigarrée (une position malheureusement tombée dans l’oubli) puis, à la recherche de sensations nouvelles, la cactussade, un genre de branlette entre deux cactus. C’est ce jour-là d’ailleurs qu’il décida d’étendre son champ d’études au delà de son gland et qu’il en vint à s’interroger sur sa condition sociale.

Or voici : Finalement , il n’était qu’un esclave comme les autres bouseux de la plaine. Certes il sentait la rose et ses mains étaient propres et vierges de durillons, ses pieds délicats et son dos bien droit. Sa face respirait la santé et son caca s’enroulait harmonieusement à la sortie du rectum. Mais il n’était qu’un esclave. Certes J.R Ewing le nourrissait des mets les plus savoureux, ceux qui tombaient de la table, et le laissait baiser ses femmes, les plus tout à fait aussi vierges, les plus tout à fait aussi belles, celles dont il ne voulait plus. Mais il n’était qu’un esclave et ces honneurs des restes !

Il resta prostré longtemps en regrettant les branlettes insouciantes d’antan. Puis il s’endormit. Il fit un rêve ou la terre serait ronde la lune féconde, ou le contraire, puis il s’envola, évolua dans le ciel radieux d’un futur luminescent… le rêve, l’évolution…?…!!!!

– REVOLUTION ! Hurla t-il en s’arrachant aux bras de Morphée, la dernière petite salope que J.R avait jeté sur sa couche après usage, et, se levant d’un pas résolu, armé de ce simple mot, il s’engagea sur le sentier tortueux qui menait à la plaine.

Written by saiphilippe

18 décembre 2011 at 13 h 22 min

Publié dans Divertissement, Humour

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La Gauche à travers les âges ( Ier chapitre)

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Le fabuleux voyage que nous vous proposons d’effectuer en moult étapes pittoresques et édifiantes ne se prétend nullement exhaustif mais il m’a paru important de retracer succinctement l’itinéraire cahoteux de la Gauche à travers les âges. Je dis « gauche » par convention histoire de ne pas vous embrouiller, parce qu’évidemment « la gauche » ne s’est pas toujours appelée « la gauche » et d’ailleurs en italien ça se dit « la sinistra » ce qui est morbide ou alors il faut rajouter « Franck » devant pour que ça devienne glamour.

Le sujet ainsi si brillamment exposé plongeons à présent et à cœur joie dans le premier âge de « la gauche ». Le premier innovateur du progrès social en marche reste à ce jour complètement inconnu et c’est d’autant plus injuste qu’il était unijambiste suite à un accident de chasse. Traquant le phacochère à couilles caduques il avait malencontreusement glissé sur une peau de banane laineuse. Une espèce très répandue au néolithique.

Petit intermède culturel : le néolithique est la période qui suit immédiatement le lithique et se caractérise surtout par le fait qu’elle est en tous point semblable sauf qu’elle est nouvelle. C’est en tous cas ce qu’arguèrent les commerciaux de l’époque pour la fourguer aux crétins lithiques.

Notre héros s’appelait Ledru-Rollin mais après son accident on se contenta de l’appeler « Patte Brisée », «  N’a Qu’une Jambe » ou, plus rarement faute de temps, «  Putain d’Enfoiré de Bouche Inutile à Nourrir ». Et certes c’est bien triste mais personne n’avait vu « Intouchables » aussi.

Condamné à la fois par ses collègues et par la science balbutiante, qui avaient en commun l’utilisation fanatique du gourdin pour seule médication connue, Patte-Brisée voyait son avenir un tantinet compromis. Fort heureusement la perspective de sa transmutation prochaine sous forme d’esquilles d’os concassées que l’on donnerait à mâcher aux enfants en attendant l’invention du chewing-gum provoqua en lui un choc intellectuel salutaire. En un mot comme en cent : il eut une idée.

  • Et si, proposa t-il, au lieu de courir après le phacochère au risque de choper des points de côté et des ampoules au pieds nous en capturions un couple afin qu’il copulât et dont nous tirerions de l’engeance pitance jour après jour sans nous soucier de rien sinon de notre bien-être ? Outre une parfaite maitrise de la concordance des temps et du vocabulaire, on le voit, notre héros avait oublié d’être con.
  • Ah ouais… tiens c’est pas con, renchérit à l’unisson la meute de ses collègues de travail percluse des plaies et bosses inhérente à son activité professionnelle abêtissante.

Ainsi fut-il fait et plus jamais n’eut à courir au cul du phacochère aucun homme. Ce n’est qu’ensuite que l’on se rendit compte que l’animal bouffait littéralement comme un porc et qu’il fallait, pour subvenir à ses besoins, courir la brousse sous le soleil ardu des heures durant en quête de baies. On en vint, plus tard, avec la même logique, à planter des baies à l’orée du village et c’est presque sans s’en rendre compte que ces cons-là inventèrent l’agriculture et son lot d’échardes aux mains. Le progrès était en marche et d’ailleurs, comme par solidarité darwinienne, le phacochère cessa de perdre ses couilles à la morte saison. Ledru-Rollin devait succomber peu après d’hyperglycémie suite à l’ingestion de quantités de rôtis de phacochère farci aux baies dans l’espoir d’une repousse de jambe. On ne peut pas avoir raison à tous les coups.

De cet opus on apprendra qu’un des objectifs de la gauche est de faciliter la vie des gens. C’est bien. Et aussi que faciliter la vie des gens se révèle souvent un travail ingrat et que, tout pesé, les ampoules aux pieds valent bien les échardes aux mains. Ce qui constitue une pensée réactionnaire de la pire espèce à moins d’avoir lu Marx.

Written by saiphilippe

10 décembre 2011 at 15 h 08 min

Publié dans Divertissement, Humour

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Cot-Cot codex.

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Phrase choc pour couper la chique au toc ?
le hic c’est qu’on se toque des tactiques,
même ad hoc.
La trique du troc, façon chinetoque,
écrase le monde comme barrique
sur un bock.

 

Et croulent nos maisons de briques
s’usent en vain nos socs .
Dieu merci, vin en stock,
reste l’illusion cinémascope,
collant mastic d’une nation mastoc.
Assommée en somme.

 

Éveil atone, marmotte mastique
et pleure sur ses biscottes !
car c’est au vain que se cuisine le coq,
mascotte en kit, 
Dépenaillée,
façon Woodstock,
déjà prête à faire couic
elle qui
jadis
était un roc.

Written by saiphilippe

19 novembre 2011 at 11 h 40 min

Publié dans Divertissement

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Yavhé comme une couille dans le potage.

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J’ai beaucoup hésité avant de pondre le présent billet, non pas que le courage me manque mais plutôt qu’il s’accorde peu avec l’absence de rémunération. En effet prendre des risques pour pas un rond ne m’agrée guère (et je ne parle pas de l’instinct). « Alors quoi? » Dites-vous la bave aux lèvres et le suif au ventre, abominables avachis cholestéraux que vous êtes.

 

Je voulais parlez d’Israël.

 

Entendez le silence de cathédrale qui, soudain, hurle à nos oreilles et dans lequel s’ébattent les mouches mutines et le bourdon bourru du curé bourré en robe de bure. On ne parle pas d’Israël! Et encore moins de la Torah. Et pour pas un rond, je vous le rappelle, je vais, de ce pas, manquer complétement de me gêner.

 

De nombreux chercheurs, israéliens d’ailleurs, se sont piqués de retracer l’itinéraire historique du peuple Juif à partir des textes sacrés, Torah , Ancien Testament, Pif Gadget, le Figaro Madame, que sais-je encore. Pendant des années ces vaillants Indiana Jones en kippas parcoururent le désert du Sinaï en long en large et en travers sans dénicher rien d’autre que de la caillasse et des ampoules aux pieds. Aucune trace du transit des Hébreux guidés par Moïse au sortir d’Égypte. Nul indice de cette errance de quarante longues années dans ce milieu hostile. Ils en conclurent, assez courageusement, je dois dire, compte tenu de l’outrance hystérique de certains fadas locaux à papillotes n’ayant rien à envier à la vision mortifère d’autres illuminés coraniques, ils en conclurent disais-je qu’il était fort improbable que les Hébreux aient jamais traversé le Sinaï et, en tout état de cause, pas dans les proportions évoquées dans la Bible.

 

La Bible, qui prétend également que les Hébreux se sont emparés du pays de Canaan par la conquête. Après quarante ans de désert donc, dépenaillés, épuisés, décharnés, nos vaillants héros auraient crevé la paillasse de ces odieux mécréants de Cananéens armés simplement de l’étincelle divine. Belle performance.

Mais que nous disent les archéologues de cet épisode biblique? Encore une fois, aucun élément n’est venu corroborer la thèse sacrée. Par contre ils ont découvert un nombre significatif de villes dont les hauts-quartiers , ceux des riches, des classes supérieures, des rupins de tous poils qui de tout temps ont la manie de crécher en haut des buttes, avaient été mis à sac puis brulés. Parallèlement ils ont également mis en évidence l’éclosion concomitante d’une multitude de villages, assez rudimentaires. La civilisation cananéenne aurait donc été détruite en interne, par une sorte de révolution de prolétaires avant l’heure. Puis cette panoplie de cul-terreux, de traine-savates, de déclassés, de miséreux, cette populace en somme, serait partie vers les campagnes, et dégoutée du mode de vie honni de tous ces rupins pourris qu’elle avait étripés avec furie elle voua aux gémonies l’ancien culte moisi . Poil au zizi – il me manquait une rime en « i »- . Un culte polythéiste assez rigolo avec des tas de chaudasses pourtant. Mais le peuple n’avait pas envie de rigoler alors  pour parachever son œuvre et marquer sa différence il se choisit un dieu unique, un certain Yahvé, divinité dont on trouve la trace au Yémen où il glandait dans l’indifférence générale et même le mépris des autres Dieux qui lui jetaient des cacahuètes et le traitaient de pédé. Mais le peuple souverain en fit ce Dieu de vengeance, ce Dieu de combat, ce Dieu tout-puissant dont, à l’instar de Beatlejuice, il ne faut jamais prononcer le nom sans quoi Il vous casse les couilles.Et si ça c’est pas de la promotion sociale je ne m’y connais pas !

 

 

Bref tous les éléments recueillis tendraient à prouver que les Hébreux sont les fils de cette révolution et on peut conclure sans trop extrapoler que si un petit malin avait eut l’idée d’écrire « le Capital » plutôt que la Torah il y aurait encore des communistes aujourd’hui. On l’a échappé belle ! Yahvé merci !

Written by saiphilippe

6 novembre 2011 at 14 h 45 min

Un p’tit tour dans la Simca 5 ?

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Oyez Oyez mes gueux ! Voici que la Divine Providence m’a enfin délivré de mon silence. Il était temps que cette absence se termine. Car, j’en suis tout contrit, j’ai appris que nombre d’entre vous avaient tenté de mettre fin à leurs pitoyables jours au motif que j’étais le seul rayon de lune dans la nuit glacée de pluie boueuse de leur terne sub-existence. Ce n’est pas que j’en avais une envie débordante notez bien, mais que voulez-vous je sais être bon avec le peuple, alors même qu’il mériterait des baffes.

 

En attendant, si nous faisions un petit tour de voiture ?

 

Hein ?

 

Quel rapport ?

 

Aucun, certes.

 

J’ai dit que j’étais bon avec le peuple, pas que je me sentais l’obligation de justifier quoi que ce soit auprès de lui. Et si ça ne vous plait pas, allez donc vous faire cuire une omelette norvégienne avec Eva Joly et Anders Breivik, deux lumières de l’humanité. Dans le sens « illuminé » naturellement.

 

La voiture en question est une Simca 5 modèle 1938, une année tout à fait sympathique puisque ce fut celle de Munich et de l’aplatissement carpétatoire de la démocratie guindée dans le linceul de « la paix à tout prix » aux pieds d’un dictateur d’Outre-Rhin qui eût été risible s’il n’avait été également psychopathe. Cela dit il n’était pas norvégien, c’est toujours ça. Bref.

 

Pour les explications complémentaires tenez-vous en à celles dispensées dans cette vidéo. Et pour le « petit tour » vous aurez avantage à visionner la deuxième.

 

Vous-vous en seriez douté ?

 

Je sais.

 

Mais encore plus qu’être bon avec le peuple, j’adore le prendre pour un con.

 

 

 

 

 

Ah oui j’oubliais : tout ceci se passe chez mon père, dans le Jura.

 

 

Written by saiphilippe

27 juillet 2011 at 7 h 45 min

Publié dans Divertissement, Famille, Sports

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Plagiat

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Comme un fou a jeté à la mer des bouteilles vides et puis espère qu’on pourra lire à travers :

Heureux le marin qui nage dans les eaux de son courage, heureux le capitaine dont la gloire est certaine. Mais tous les cris les SOS partent dans les airs et nous voilà pieds et poings liés à vivre de serments foireux et déjà nos jours sont comptés : Ne me quitte pas, je t’aime comme un fou comme un soldat comme une star de cinéma !

Pauvre baby-doll ! Je suis comme un oiseau mort quand toi tu sors. Elle s’en fout. Tout ce qu’elle a trouvé à me dire c’est : Tu vas finir ta vie tout seul !

La Salope !

Et maintenant que vais-je faire de tout ce temps que sera ma vie, de tous ces gens qui m’indiffèrent , maintenant que tu es partie ?

Un jour, ou peut-être une nuit, je reviendrai à Montréal dans un boeing bleu de mer et je lui dirai : Titine, Titine ô ma Titine. je lui dirai : Titine je t’en supplie reviens !

Tu as changé je sais bien, tu es beaucoup moins dansante pis tu marches comme Chaplin , pis t’es devenue parlante. M’enfin c’est mieux que rien alors voici les clés de ton bonheur, il n’attend plus que toi haha.

Elle m’a dit : t’as rien compris, le requiem de Verdi. J’ai la mémoire qui flanche. Lourd comme un cheval mort, avec ma gueule de juif errant, je ne suis pas un héros certes, mais je ne suis rien sans toi. Prends ma main !

Une bonne claque dans la gueule.

La vie en rose quoi.

Written by saiphilippe

4 février 2011 at 11 h 17 min

Publié dans Divertissement, Humour, Musique

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