"Un Jour En France"

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Rats des villes, rapt des ombres.

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Une ruelle sombre, sertie d’humidité, où le brouillard le dispute à la bruine, résonne en silence des pas ouatés des ombres de la nuit. Ombres furtives forgées en enfer tandis que sur Terre on signe les accords vert-ps. Une hérésie inutile. Comme si après s’être arsouillé la gueule au whisky 18 degrés on éprouvait le besoin d’assurer sa biture avec du cidre à trois volumes. Mais y-a t-il seulement des pommiers en Norvège ?

 

La ruelle, elle, se contente de ces quelques pas sourds sur son goudron putride. Le pas des ombres de la nuit, souvenez-vous. Soudain, tout continue pareillement pendant un laps de temps indéterminé, déniant tout à-propos quant à l’emploi du mot « soudain » devenu soudainement aussi indispensable à cette phrase que Mélenchon à la présidentielle.

 

J’ai oublié de préciser que les ombres – de la nuit donc- possédaient des pieds de biche. Fait étrange pour des créatures de l’enfer que l’on s’attendrait plutôt à être pourvues de pieds de bouc. Que cherchent-elles à cette heure indue, quoique non spécifiée dans le rapport de police, sinon à accomplir le pire méfait qui soit : S’en prendre à Moi ! A ma voiture en fait, ce qui revient au même puisque tout ce qui m’appartient est une projection dans le monde physique d’un Moi Éthéré Inaltérable, garanti pour l’éternité pièces et main-d’œuvre. En outre je suis équipé d’un sens de la propriété à l’épreuve de la Raison et si j’ai un conseil à vous donner c’est de ne jamais, ô grand jamais, toucher à mes affaires.

 

Le rutilant carrosse du prince était une ford escort de 1994, année fameuse, ne me demandez pas pourquoi, d’un beau rouge vif tirant sur le pas-clair d’autant qu’elle avait besoin d’un lavage. Elle dormait là, sereine comme Anne et ne voyait rien venir parce qu’à l’instar de nombreuses choses elle n’était pas vraiment vivante. Un truc que j’ai appris assez récemment, il y a trente-cinq ans environ. N’ergotez-pas ! Trente-cinq ans à l’échelle de l’univers c’est la seconde d’avant.

 

Bref. Les ombres s’en prirent d’abord à la portière de la belle pour en forcer l’ouverture. Violeurs infâmes, lâches pervers aux godes pieds-de-biche ! Puis, transis de joie mauvaise, ils posèrent leurs culs sales sur Mes sièges en polyester véritable et pétèrent Mon neiman. Ainsi contrainte au démarrage Ma belle caisse s’envola pour une virée dont je ne sais rien hormis qu’elle se termina sur le parking du cimetière, non loin de là, comme un symbole.

 

Où que vous-soyez, petits merdeux, sachez que je vous maudis pour trente générations ! Que vos cervelles vides s’emplissent de céphalées ! Que vos peaux grasses se couvrent de mélanomes ! Puissiez-vous crevez le plus tard possible en ne perdant rien du spectacle de votre décrépitude !

 

C’est excessif ? Je vous ai prévenu qu’il ne fallait jamais toucher à mes affaires.

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Written by saiphilippe

4 décembre 2011 à 11 h 09 min

Publié dans Chronique, Humour

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7 Réponses

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  1. euh… ok, compris…
    mais bon, c’est pas moi…
    ça me rappelle un rêve que j’ai fait il y a deux jours (non pas sur « touchezpasàmesaffaires »… quoique, mais sur « doitonpardonner ») où je vidais une bombe sur un visage, puis un chargeur de révolver, puis lapidais avec diligence… un problème, alors « personnifié » dans l’ex… pardon, quand tu nous tiens.

    Sylvie...

    4 décembre 2011 at 12 h 13 min

  2. comme je te comprend ! d’une part parce que faut pas toucher à mes affaires non plus !!!! et d’autre part parce que tout le monde n’a pas les moyens de se faire remplacer sa bagnole par des assureurs sauf quand on est bourré de pognon à n’en savoir que faire et que dans ces cas là , on en a même pas besoin , d’assurance .
    Je trouve ça minable que les voyous d’aujourd’hui s’en prennent au tout venant plutôt que de s’attaquer aux extrêmement riches ….
    Non pas que j’excuse de voler une personne fortunée , mais le mal est tout de même fichtrement moindre .
    Je souscrits à la malédiction que tu jettes sur ces malandrins : z’avaient qu’à pas s’attaquer à toi !
    …..
    par contre …. si je puis me le permettre …. je leur dis merci de t’avoir donné l’occasion de nous faire un billet comme celui-ci ^_^

    jojo

    4 décembre 2011 at 15 h 34 min

  3. Après on s’étonnera qu’on ait des penchants pour la torture. Moi je les écrabouillerais. Marche avant, marche arrière; marche avant. « Il m’a semblé roulé sur quelquechose, monsieur l’agent; j’ai fait marche arrière pour vérifier, une marche avant pour me garer et vous appeler ». Ca s’appelera un accident de la route.

    ashdee, gorille sauvage

    4 décembre 2011 at 18 h 01 min

  4. dans mon auto-immobile
    je suis tout de même
    sur la voie… thur !

    LOOFY

    6 décembre 2011 at 10 h 23 min

  5. c’est pour ne pas qu’on me l’abime que je laisse ouvertes les portes de ma bagnole…..je ne suis pas matérialiste , si on me la pique , bah j’en volerai une autre !

    mimi pinson

    7 décembre 2011 at 7 h 43 min

  6. Des céphalées ??? je te trouve bien conciliant ! c’est des migraines que je leur collerais dans leurs cervelles !!! des vraies, des belles, des comme je m’en tape depuis toujours…..celles qui te pourrissent bien la vie ….voila ce qu’ils méritent ces petits connards !!! merde alors ….

    NiNne

    10 décembre 2011 at 0 h 06 min


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