"Un Jour En France"

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Escapades : La Guyenne ( Réédition)

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Voilà un petit moment déjà que j’use mes basques sur les chemins de France à la découverte de notre patrimoine. J’en ai , certes, une vision quelque peu décalée. Mais enfin, si vous voulez que l’on vous lance des fleurs reportez-vous à un dépliant d’office de tourisme, repeint au mensonge, aguicheur comme une vieille pute en manque de clients. Moi, seule la vérité me sied ! En selle donc :   En ce jour glorieux de  non-anniversaire, non-armistice, non-commémoration-à-la-con, bref en ce jour complètement quelconque nous prendrons la direction de la Guyenne et de son principal chef-lieu, à savoir Bordeaux.

Comme à l’accoutumée nous débuterons par un bref historique :

Il était une fois, il y a fort longtemps, une magnifique princesse de sucre et de miel et d’une intelligence peu commune, surtout pour une femme. Tout ceci s’alliait, chez la belle,  à un tempérament de feu et à une ambition de fer, ou le contraire. Bref c’était une délectable salope comme on peut encore en rencontrer dans les meilleures maisons de passe et de lucre de Ouarzazate ou de Vaux-le-vicomte. Quoiqu’il en soit , une fois en age de se marier,  elle jeta son dévolu et son cul accueillant sur le pieu du Roi de France, Louis VII, apportant avec elle, dans son petit panier d’osier, non pas le beurre et la galette, mais une dot de toute beauté : la Guyenne, terre de ses ancêtres.

Ainsi donc, le royaume de France se trouva ragaillardi de riches et fertiles terres. Et Aliènor d’Aquitaine -car c’était elle, je ne vous l’avais pas dit?- devint la Reine de France. Malheureusement la mollesse du souverain s’accordait mal avec la libido tonitruante de cette femelle de légende et elle conçut une certaine animosité envers le gland royal qu’elle insultait régulièrement en touillant sa matrice inassouvie. Finalement, après de nombreux coïts d’alcôves et de sodomies de portes cochères avec le tout-venant et le n’importe qui, Aliènor se rabattit sur Henri II, Plantagenêt. Homme plein d’ardeur, un vrai sac de testostérone, malgré ses nombreuses tares : il était anglais. Pour le malheur de la France, l’Aquitaine suivit, naturellement,  sa divine maitresse dans l’escarcelle de la couronne Grand’Bretonne. Puis , un beau jour, tous ces personnages crevèrent et voilà pour eux.

Mais le mal était fait ! L’Angleterre allait disposer pour plusieurs siècles d’un solide bastion en terre Françoise, et bien que ses souverains  fussent théoriquement vassaux de ceux de France, ils étaient, de fait, bien plus puissants qu’eux. Il faudra attendre les derniers atermoiements de la guerre de Cent Ans, pour que la Guyenne redevienne Française. Quand cela arriva les Aquitains ne se montrèrent pas, de prime abord, vraiment enchantés. Ayant adopté les mœurs de l’occupant, bouffant le pudding et la panse de brebis farcie à mains nues avec leurs bouches pleine de dents tordues de lapins sociopathes, certains ayant même poussé le vice jusqu’à devenir roux , il fallut de nombreuses années de cours de rattrapage pour que ces sauvages redevinssent humains. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, ils s’enrichirent tous grâce à leurs talents de voleurs, d’escrocs, de bouilleurs d’enfants, hérités d’Albion. En vendant du gros rouge qui tache et moult mets raffinés qui font péter. C’est là l’origine du gaz d’Aquitaine, le reste n’est que mensonge. Mais ce qui fit, avant tout, la fortune de Bordeaux et des alentours c’est l’institution « particulière », l’esclavage, et  le commerce triangulaire. Une activité saine et distrayante qui consistait à choper des esclaves sur les côtes du Sénégal, les amener aux Antilles pour les vendre et revenir fissa-fissa à Bordeaux et s’y saouler de rhum bien frais entre deux cuites au « Château Margaux ». Le tout dans un minimum de temps. Et cette vilénie se perpétue de nos jours sous la forme d’une régate en hommage aux négriers : la Route du Rhum ! C’est ignoble, et pas seulement du Médoc !

En conclusion on peut dire que les Aquitains sont des anglais dévoyés dont la prospérité découle de l’exploitation des nègres. On applaudit bien fort !

La Bordeaux moderne, encroûtée de bourgeoisie,  sommeille au soleil mollement bercée par les clameurs estudiantines qui, çà et là, crèvent le silence pour rien. On n’y trouve plus d’échoppes esclavagistes mais nombre de caves à vin. Le vin de Bordeaux est réputé par delà les mers et les frontières, même s’il faut bien avouer que la raison principale de ce succès est l’absence totale de goût de tous ces étrangers. A Bordeaux, il y a aussi un centre-ville et une banlieue comme partout ailleurs, ce qui traduit assez bien le manque absolu d’originalité de ces gens-là. D’ailleurs ils votent à droite.

Géologiquement  l’Aquitaine est un bassin couvert d’un paysage aussi plat qu’un discours d’Alain Juppé. En Guyenne il y a aussi du sable, des sapins et des landes. On trouve le sable sur les plages où des foules de sombres morveux adeptes de sports extrêmes viennent écumer l’océan et les bars au lieu de sauver la patrie en allant bosser plus pour gagner que dalle. Le sapin des landes, lui, est le seul motif de gloire véritable de cette région, fort peu gironde finalement, car de son essence on extrait de subtiles fragrances qui embaument les chiottes des ménagères de Vladivostok à Tamanraset.

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Written by saiphilippe

14 janvier 2011 à 11 h 47 min

Publié dans Chronique, Humour

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7 Réponses

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  1. je viens d’appeler mon mari pour te lire et tout en s’ecriant  » putain c’est du salé/sucré qu’il vous fait … en tout cas il a pas tort  » ben voilà un com 2 en 1 …
    j’adore effectivement tout n’est pas faux surtout sur l’esclavagisme beurkk …j’ai honte mais j’aime ton écriture et sans vouoir t’enduire de jus de raisin ou de miel de peur qu’une bordeluche ne s’y colle je dis bravoo et merci pour ce moment de pure delectation … un nectar de St Emilion n’etant pas friande du Medoc
    bisous Phil et bon week end

    odha

    14 janvier 2011 at 12 h 42 min

  2. va falloir mettre ta pendule à l’heure Phil il est pas 12h12 .. mais 13h45 … milediouu tu fonctionnes à l’heure solaire 🙂

    Odha

    14 janvier 2011 at 12 h 45 min

  3. Tu m’as fait penser aux lapins crétins qui amusent si tant ma fille à mon grand désespoir, parce que pour être crétins , sont crétins..mm la zik !
    J’ai appris plein de choses , j’étais feignasse en histoire !!!! mais dit comme ça ! façon « hexagone » de qui tu sais, J’ADORE .
    bises Philou

    NiNne

    14 janvier 2011 at 12 h 49 min

  4. On s’est bien fait avoir avec Carla Bruni. Même pas un morceau de l’Italie.

  5. je m’instructionne, je m’instructionne… en riant.

    Sylvie...

    14 janvier 2011 at 16 h 39 min

  6. Au début je me suis dit: Il va nous parler de la Guyane mais il a peut-être fais une faute d’orthographe. Phil… faute d’orthographe??? Impossible!
    Donc j’ai encore fait une découverte. Dans mon livre chiant sur les reines de France c’est pas dit qu’Aliènor d’Aquitaine était une folle du gland qui effectuait « l’inflation ». L’histoire écrite par toi est bien plus agréable.Bises

    caicara1855

    15 janvier 2011 at 15 h 46 min


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