"Un Jour En France"

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Et c’est là que les Athéniens s’éteignirent…

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Jacques Brel – mai40

1940 fut une débâcle certes, mais on
aurait tort d’y voir une conséquence de politiques mal avisées , de
la faiblesse militaire française ou, pire, de la prétendue
déliquescence morale du peuple français, argument cher à Pétain
et aux chantres, pour ne pas dire chancres, de la collaboration et du
redressement national sous la botte allemande.



Tout d’abord il nous faut tordre le
coup à la légende noire du front populaire, selon laquelle il
aurait laissé l’armée et la défense sans ressources. Dès 1936,
certes un peu tard mais il n’était pas aux affaires avant, Léon
Blum, le « juif Blum » fustigé par Mauras et son torchon
l’Action Française, octroya à l’armée un budget de 14 milliards
quand icelle n’en réclamait que 9. Cette idée fausse, bien que
reçue, martelée lors de l’inique procès de Riom en 1941 et reprise
de multiples fois par la droite depuis, chaque fois qu’elle veut
dénigrer la gauche, ne résiste pas à l’analyse historique. Les
politiques n’ayant pas failli, les raisons de la défaite sont donc à
rechercher ailleurs.


La faiblesse des effectifs militaires
alors? Nenni mes gueux. L’armée française, hors contingents
alliés, disposait sur le front ouest au moment de l’invasion, soit
en Mai 40, de 90 divisions quand l’armée allemande lui en opposait
93 . Une supériorité toute relative donc, se transformant même en
infériorité par l’apport de la dizaine de divisions de la BEF (
British Expeditioniary Force).

L’aspect qualitatif des matériels
n’est pas, non plus, à même d’expliquer la défaite: Les meilleurs
chars français dépassaient, et de loin, leurs homologues allemands
tant au niveau du blindage que de l’armement. Le Char B1-bis
notamment. Par contre l’arme blindée française souffrait de fautes
de conception qui devaient s’avérer funestes: D’une part une
autonomie insuffisante et d’autre part l’absence quasi-générale de
radios embarquées, hormis pour les blindés de commandement. Le char
B1, pour reprendre cet exemple, avait une autonomie d’à peu près
150 kilomètres sur route. Bien loin des capacités, du simple au
double, des panzers.


On pourrait gloser sur la doctrine
surannée, héritée de la première guerre, de l’armée française,
toute dédiée à la défense. Défense statique qui pis est,
symbolisée par la ligne Maginot.

C’est oublier qu’elle se justifiait
amplement, puisque le temps jouait pour nous. J’ai souvenir du livre
d’histoire de ma classe de troisième où était mise au pilori
l’affiche reprenant les propos du président du conseil Paul Reynaud,
«  nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts »
. L’on y voyait une mappemonde où la France et ses alliés, pavoisés
de bleu , couvraient les cinq continents de leur emprise et où la
petitesse de l’Axe, en noir naturellement, apparaissait criante.
Bien entendu ce qui était mis en exergue par nos professeurs était
surtout la disproportion entre le discours affiché et la réalité
des faits. Nous étions amenés par la force des choses à admettre
la stupidité de l’argument. Seulement voilà, celui-ci était
parfaitement vrai. Nous étions réellement les plus forts car nous et nos alliés disposions de ressources stratégiques, pétrole caoutchouc métal,  à profusion et hors de portée d’atteinte de l’ennemi. De Gaulle ne dit pas autre chose en énonçant le 18 Juin cette sentence restée célèbre «  La France a perdu une bataille, mais pas la
guerre ».

Et c’est oublier aussi que notre défense ne fut pas si statique que cela : Le plan français prévoyant l’éventualité d’une
invasion de la Belgique par les forces de l’Axe avait
mis au point la manœuvre dite « Dyle-Breda ». Il
s’agissait en substance,  si la Belgique était attaquée,  de porter le
corps de bataille français, constitué de ses meilleures unités, à
la rencontre de l’ennemi afin d’une part d’épargner le territoire national et d’autre part de bloquer l’avance allemande dès que possible. Ce qui advient bel et bien…


Mais, et là se situe probablement la
cause principale de la défaite, le plan allemand ne considérait
l’attaque de la Belgique que comme une vaste diversion, la masse de
manœuvre principale devant frapper la région des Ardennes, réputée
infranchissable par les blindés, afin de créer la surprise sur le
plan opérationnel. Bien au sud des troupes alliées avancées imprudemment en
Belgique. La manœuvre Dyle-Breda en sus de se voir rendue caduque par ce coup de revers, 
facilita même la tache des troupes allemandes , en obérant de fait
la France du plus gros de ses forces mobiles . Une fois
tourné, coupé de ses bases, le fer de lance de l’armée française
dut se battre à front renversé, sous les attaques incessantes de
la luftwaffe,  seul réel point fort des allemands.


Si la France n’avait pas les moyens de
gagner la bataille, elle avait en revanche ceux de ne pas la perdre.
Nos soldats, par ailleurs, ne déméritèrent pas. En témoignent les
tombes de plus de 100.000 d’entre eux. Alors quoi? L’incapacité de
nos chefs, Gamelin en tête? Pour une part oui. Pour une part
seulement. Mais finalement aucun argument déployé depuis pour
expliquer ce cataclysme ne tient bien longtemps ou ne suffit à lui seul . Pas même la
Blitzkrieg, construction mentale pour une grande part élaborée à
partir de la campagne de France et non pas avant. L’état-major
allemand était largement aussi frileux que son homologue français,
et il fallut toute l’audace irréfléchie et outrancièrement
agressive d’un Hitler couplée à celle de quelques chefs subalternes
mais ambitieux, les Rommel Gudérian et consorts, pour que la
« guerre éclair » vît le jour.


Cette défaite nous a marqué au fer
rouge d’une honte inextinguible, nous Français, parce qu’elle fut
aussi complète qu’inattendue. Depuis nous végétons, nous nous
couvrons la tête de cendres en repentants éternels, pour tout et
pour rien, coupables et faibles d’on ne sait quoi . Comme si, inscrit en nos gènes
Mai 40 vrillait encore nos âmes et sifflait à nos ouïes: « pauvre minable de Français! ». De là vient notre malheur, nos errements, notre manque
d’assurance. De là découlent les vains débats sur l’identité
nationale. Les Anglais, eux,  se posent-ils la question de leur anglicité*?
Nous n’avons pas été vaincus parce que Français et prédestinés
à l’être . Nous avons perdu parce qu’il arrive qu’on perde. C’est
tout.



* barbarisme, j’en suis conscient, si
si.


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Written by saiphilippe

31 mars 2010 à 18 h 17 min

Publié dans Chronique

34 Réponses

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  1. Bon, les Français ont gagné en substance et avec les alliés les 2 guerres, mais depuis les ALLEMANDS GAGNENT TOUJOURS AU FOOT !!! Parait que Rosine à une cave aux punis … Bon, bhein, j’y vais !!!

    Philippe

    31 mars 2010 at 18 h 52 min

  2. tu ferais un prof d’histoire pas banal ….peut-être que ça intéresserait plus d’élèves d’ailleurs .J’ai toujours aimé _écouter_ les cours d’histoire , mais pas les _apprendre_ Bien sûr il y a des choses que l’on doit retenir , mais ce qui frappe l’esprit n’a pas besoin d’être appris par coeur , je crois .Bises

    jojo

    31 mars 2010 at 19 h 13 min

  3. Je trouve que tu définis assez bien le français : errance, manque d’assurance et en mal d’identitéUn peu comme au foot quoi ;-)Allez c’est le 1er avril, souriez messieursBisous

    bibialien

    1 avril 2010 at 3 h 03 min

  4. Oui… Je me demande quand même si le traumatisme n’est pas plus à chercher dans la libération que dans la défaite, car passés le soulagement et la liesse, il y a la dette inextinguible et rappelée chaque année. D’où peut-être ce doux parfum d’anti-américanisme primaire qui envahit nos rues et nos campagnes à la première occasion. Personnellement, j’appelle ça le complexe du libéré. A+

    Pascal

    1 avril 2010 at 7 h 31 min

  5. ben on aurait pas eu de "complexe du libéré" si on avait pas été envahi d’abord. Les USA nous doivent leur existence, la Libération c’est le remboursement de ce qu’ils devaient à la France.

    Philippe

    1 avril 2010 at 7 h 55 min

  6. Ne va pas leur dire ça, malheureux, ça nous mènerait à la faillite…

    Pascal

    1 avril 2010 at 8 h 03 min

  7. Très documenté et très utile… j’argumenterais différemment… rappel d’un roman lu récemment d’Emmanuel Bove… le grand patronat et même le petit ‘plutôt Hitler que le front populaire… et l’attentisme de l’etat major pendant les six mois de la drôle de guerre alors qu’il était si facile de prendre à revers les allemands occupés en Pologne. Sans compter les forces aériennes disposées sur un front de 3000 kms de syrie jusque Dunkerque…

    Jean Baptiste Lucchini

    1 avril 2010 at 10 h 24 min

  8. sauf que pour prendre les allemands à revers il aurait fallu attaquer la ligne Siegfried, moins dotée il est vrai que la ligne maginot, mais tout de même assez conséquente pour poser de sérieux problèmes. L’armée Française était une armée de conscrits assez peu aguerris , l’état major comptait beaucoup sur ce temps mort ( la drôle de guerre) pour entrainer les troupes. La seule force réellement offensive était, comme je l’ai dit, destinée à voler au secours des Belges ou le cas échéant à contrer les allemands sur les têtes de pont qu’ils auraient établi.La France ne disposait donc pas, contrairement encore une fois à une légende tenace, des moyens d’une offensive dans la Ruhr.La stratégie des alliés était d’étouffer l’économie allemande, ce qui était logique considérant le dénuement presque total en matières premières des pays de l’Axe. C’est dans ce cadre là qu’eut lieu l’expédition de Narvik ( en Norvège) afin de couper la "route du fer" et en priver ainsi l’Allemagne. Ce fut d’ailleurs le seul succès offensif des Alliés durant l’année 1940, succès inutile puisque les troupes anglo-françaises durent rembarquer à cause de l’effondrement à l’ouest. Les troupes françaises ramenées de Narvik en Angleterre formèrent d’ailleurs une des premières unités de la France Libre, la 13° demi-brigade de la légion étrangère ( 13° DBLE pour les intimes) qui s’illustra plus tard à Bir-Hakeim ( Cyrénaïque) au Monte-Cassino ( Italie) et en Alsace avant de finir la guerre par la capture du Berghof , la résidence de Hitler dans les alpes autrichiennes.

    Philippe

    1 avril 2010 at 10 h 49 min

  9. Pour résumer, JB: faut pas prendre les allemands pour des grecs.

    Pascal

    1 avril 2010 at 11 h 07 min

  10. en résume le sujet ne semble pas trop vous inspirer.La prochaine fois je posterai une vidéo du Westerwaldlied ou du panzerlied, ça vous remuera peut-être.

    Philippe

    1 avril 2010 at 16 h 29 min

  11. euhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

    ภเภภє.ツ

    1 avril 2010 at 16 h 41 min

  12. une mélange d’empressement et de vue courte quoi.

    Sylvie...

    1 avril 2010 at 16 h 45 min

  13. comme sujet de billet , je préfère sans hésitation aucune , " la chasse" , pour citer un de tes derniers …( billets )

    jojo

    1 avril 2010 at 17 h 12 min

  14. Pour le grand blessé de Missis Dalloway ce sont les oiseaux qui parlent grec… il s’agissait bien sûr de l’autre guerre. celle d’avant. Pour la période récente, les allemands proposent aux grecs d’acheter leur territoire avec quelques croûtons pour accompagner leur salade… ce qui donnerait l’occasion aux grecs de se sentir grecs. Je ne veux pas me livrer à un exercice de startège du bloggue. Je reviens seulement sur le fait que la droite de l’époque, celle qui avait peur du front popu avait tout fait pour favoriser l’arrivée des armées hitrlériennes…. disposition des troupes en damier, livraison de munitions ne correspondant pas aux armes etc etc… je ne sais pas si une offensive était possible à travers le territoire allement avant la ligne Sigfried mais une fois les troupes rentrées de Pologne, Hitler et Gudérian ont bien réussi à contourner la ligne Maginot en envahissant Hollande et Belgique. Et il n’en reste pas moins vrai que la guerre n’avait pas été préparée et que les forces aériennes étaient étirées sur 3000 kms entre Syrie et Dunkerque. Ce débat serait passionnant…

    Jean Baptiste Lucchini

    1 avril 2010 at 18 h 55 min

  15. là tu t’avances un peu. Qu’une certaine fraction de la droite préférait Hitler à Staline est une certitude. Que certaines vieilles badernes réactionnaire aient sauté sur l’occasion, la défaite, pour appliquer leurs vues discutables, certes. De là à dire qu’ils auraient provoqué la défaite… Ce n’est tout simplement pas un fait historique. Par exemple il n’a jamais été établi l’existence réelle de la fameuse 5° colonne dont on causait tant à l’époque.

    Philippe

    1 avril 2010 at 19 h 06 min

  16. Je ne parlais pas de la 5ème colonne… il a existé une ‘unité’ de manipulation plus tard instrumentalisée pour accélérer la défaite… de là une dramatisation en la nommant 5ème colonne, pourquoi pas. il n’en reste pas moins que Weygand, en arrivant à la tête des armées, a déployé ses forces contre ‘l’ennemi intérieur’… au lieu de faire face à l’invasion… ça illustre ce que tu dis et donne la mesure de la dérive. Le pauvre Gamelin lui semble avoir été choisi, ainsi que le chef de l’aviation, pour son impéritie.

    Jean Baptiste Lucchini

    1 avril 2010 at 19 h 35 min

  17. Mon grand-père a été fait prisonnier en 40 et mis en camps en Normandie… où ça je sais pas du tout!Il s’est évadé et est arrivé chez lui le ….24 décembre…. ben vi!!!!

    Mata

    1 avril 2010 at 19 h 50 min

  18. Baderne bardene !!! C’est comme BORA BORA merde merde !!!!

    Philippe

    1 avril 2010 at 20 h 19 min

  19. faute de frappe frappe lol lol !! !!

    Philippe

    1 avril 2010 at 20 h 20 min

  20. Et Chamberlain dans cet affaire et le "mouvement" pacifiste…

    Pascal

    2 avril 2010 at 6 h 09 min

  21. Le mouvement pacifiste de l’époque a occulté dans un premier temps la sagacité citoyenne face à la montée des fascismes. il a fallu attendre la guerre d’Espagne (en gros) pour que le parti communiste par exemple change d’orientation… je rappelle que la guerre était considérée comme résultat immédiat de la politique impérialiste et donc uniquement tournée à l’avantage des ‘grandes familles’… la perception du fascisme comme danger pour les peuples et la nécessité de lutter contre a été lente à se faire jour.

    Jean Baptiste Lucchini

    2 avril 2010 at 7 h 02 min

  22. Quelle bouilllie ! excusez le style… je suis encore mal réveillé sans doute !

    Jean Baptiste Lucchini

    2 avril 2010 at 7 h 04 min

  23. je crois aussi, et là on sort des données historique pures et dures, que la France et bien des français avaient mal mesuré la volonté de vengeance d’Hilter qui avait quand même un gros problème avec la défaite de l’Allemagne en 18. La théâtralisation de la reddition le prouvera.

    Pascal

    2 avril 2010 at 7 h 23 min

  24. Il n’y a pas que Hitler qui avait un gros problème avec ça. Toute l’Allemagne l’avait avec lui, parce que les Moltke les Hidenburg ont soigneusement occulté leur défaite militaire de 1918 pour la reporter sans vergogne sur le pouvoir civil, la thèse du "coup de poignard dans le dos". Les faits l’attestent: L’Allemagne est bel et bien battue, et à plate couture en plus, en 1918. Nous n’aurions pas dû nous laisser influencer par le magnanimité affichée d’un Wilson , nous n’aurions pas dû faire le jeu de l’Angleterre, dont le seul et constant objectif fut d’empêcher l’émergence d’une puissance continentale, et pousser jusqu’à Berlin. Il est dans l’histoire de ces hésitations coupables , et dommageables. Hannibal renonçant à attaquer la ville de Rome par exemple. Ou la France dès la réoccupation de la Ruhr en 1936 ( c’est là qu’il fallait taper J.B) Sun-Tzu dans "l’art de la guerre" dit qu’il faut toujours laisser une porte de sortie honorable à son ennemi. Ce n’est valable que lorsque votre ennemi est lui même honorable, ou que les buts de guerre sont limités. Cette loi ne s’applique pas vraiment dans le contexte de "guerre totale" de notre bon vieux XX° siècle. Parce que l’histoire nous appris alors que de laisser une porte de sortie à l’ennemi est le meilleur moyen de la prendre dans la gueule en retour.

    Philippe

    2 avril 2010 at 8 h 46 min

  25. Le traité de Versailles de 1918 a été une insulte au peuple allemand… et l’occupation a été d’autant plus mal vécue que l’armée française est physiquement intervenue contre les ouvriers en grève cf Aragon dans je ne sais plus quel roman… je vérifierai.. Il est vrai que la méthodologie historienne autorise toutes les synthèses (voire exégèses) mais pose dès² ce moment un pb de légitimité épistémologique.

    Jean Baptiste Lucchini

    2 avril 2010 at 8 h 59 min

  26. Sinon, Hilter, il est toujours planqué en Amérique du sud avec Elvis presley… Oui, c’est secondaire comme question mais….lol

    Pascal

    2 avril 2010 at 9 h 05 min

  27. "Ce qui n’est pas arrivé doit être considéré comme ayant été impossible, absolument" R Descartes

    Pascal

    2 avril 2010 at 9 h 07 min

  28. Non, le traité de Versailles n’est pas en lui même une insulte . Ce sont les généraux allemands qui se sont arrangés pour le faire croire, mais je l’ai déjà dit, au détriment de la république de Weimar. Compte tenu de l’ampleur de la défaite, ce traité est même plutôt généreux.C’est vrai Pascal qu’on ne peut refaire l’histoire, mais on peut lui rendre justice hors des idées reçues ou politiquement correctes. Le peuple allemand dont tu causes était bien content, comme le notre d’ailleurs, que la boucherie soit terminée. Il n’avait rien à faire du traité de Versailles, mais d’habiles propagandistes l’ont travaillé au corps en lui serinant des trucs du genre: " non, nous n’avons pas perdu la guerre, nous avons été trahis". Et il ne s’est pas trouvé un politique allemand assez courageux pour déclarer le contraire. Le peuple écoute toujours ceux qui gueulent le plus fort. Dès fois ce sont les nazis. Dès fois les communistes. Le peuple veut des boucs-émissaires. Dès fois ce sont les méchants patrons, et les bourgeois. Dès fois les juifs, et les parlementaires. On ne peut pas refaire l’histoire mais on peut s’efforcer de la décortiquer.

    Philippe

    2 avril 2010 at 9 h 35 min

  29. C’est vrai, je suis d’accord et il est même très utile de le faire si on veut comprendre objectivement le présent. C’est une banalité de le dire mais c’est tellement vrai aussi que l’histoire officielle est si souvent un instrument politique qu’il est peut-être pas si mauvais de le rappeler.Non, j’ai simplement cette phrase des Descartes parce que par moment on était pas loin du "il aurait fallu que".Je m’étonne, par ailleurs, que le film"la Rafle" ne soulève pas plus de remous à propos de la réalité effective de la collaboration sujette elle aussi à la caricature partisane

    Pascal

    2 avril 2010 at 10 h 13 min

  30. Petit aparté: j’étais du genre à me vanter de bien connaitre Brel et je viens de m’apercevoir que je ne connaissais pas cette chanson…

    Pascal

    2 avril 2010 at 10 h 23 min

  31. J’adore les coms..

    Mata

    2 avril 2010 at 11 h 04 min

  32. ah enfin un qui remarque la vidéo et la chanson de Brel.à vrai dire cela fait longtemps que je sais qu’elle existe l’ayant entendu pour la première fois sur la B.O du documentaire "de Nuremberg à Nuremberg". Je me piquais aussi de connaitre Brel par cœur aussi ai-je reconnu sa voix mais pas la chanson. Elle n’était sur aucun album ni aucune compilation de lui et je ne savais même pas le titre de la chanson. Par un pur hasard j’ai tapé Mai40 et voilà je l’avais enfin retrouvée ( mais ne poussons pas la coïncidence jusqu’à croire que ce dernier fait est récent, car ça c’était l’année dernière)

    Philippe

    2 avril 2010 at 14 h 54 min

  33. j’ai pris le temps de regarder ta vidéo …. je n’avais pas très envie de la voir lors de mon 1er passage , les paroles et les 1ères images annonçant " la couleur" … Déjà que les films de fictions sur cette guerre me touchent , alors quand il s’agit de vrais films d’époque , je n’ai pas très envie de regarder . C’est un peu lâche de ma part je l’avoue , car ceux qui ont vécu ces horreurs n’avaient pas envie DU TOUT de les vivre …. oups !employer le mot "vivre" pour parler d’évènements qui ont conduits tant de gens à la mort …. Je ne connaissais pas non plus cette chanson de Brel , mais vu que tu as mis son nom sous la vidéo … en plus de sa voix reconnaissable entre toutes …. J’ai écouté les paroles et regardé les images , et franchement , je me sentais mieux avant !…. et j’en demande pardon à toutes les victimes ………………

    jojo

    2 avril 2010 at 17 h 21 min


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