"Un Jour En France"

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Les Amazones ( Iere partie)

with 83 comments

 Une troupe silencieuse et terrible
hantait, d’un pas gracile, la forêt. A son passage, la faune
fientait de terreur , la flore se couvrait de mousse du coté du
nord, et les champignons se décomposaient instantanément et
faisaient du sol un terrain de spores. Ladite troupe portait, outre
de nombreuses victuailles glanées par des moyens odieux, un bien
étrange paquet. Ce singulier baluchon , balloté au gré des
oscillations de la marche, pendait, attaché à un tronc. Par pieds
et mains, car l’objet était un homme. De sa bouche entrouverte coule
un filet de bave , de son corps entravé émanent de douloureuses
fragrances ainsi qu’un jus translucide saturé de sel et d’urée.



Il bave, il sue, il pue.

Grande-Burne aurait dû se méfier de la blonde
apparition
de la clairière où il s’apprêtait à crever. Dieu
merci, il n’avait pas assez de cervelle pour mesurer son malheur, ce
qui fait qu’il prit assez bien la chose et ne souffrit pas trop de
s’être ainsi laissé prendre . La vérité c’est qu’il avait été
subjugué, au sortir de son malaise burnal , par la présence d’une
dizaine de jeunes beautés penchées sur lui. La blonde apparition ,
au centre  le tançait. Ses yeux azurs brillaient d’une
joie sauvage, presque carnassière. Cependant, Grande-Burne n’en
conçut nulle crainte: Il était définitivement trop con pour çà.  Il se laissa ligoter, en frétillant des
narines sous les effluves féminines, jouissant du contact des mains
douces qui pourtant l’entravaient sans ménagement, et même, pour certaines, lui collaient des claques.


Sa tête creuse tournait encore quand
la troupe déboucha enfin sur une vaste clairière abritant un
village. Bucolique, dans son écrin de verdure, ses ruelles
soigneusement entretenues résonnait comme un hymne à la splendeur
du monde. Des fleurs aux parfums enivrants et aux couleurs
chatoyantes agrémentaient les fenêtres, de merveilleuses fontaines
laissaient entendre leur doux clapotis aquatique, tandis que de
joyeux poissons rouges effectuaient cabrioles, sauts carpés, et
autres acrobaties festives. Bien sûr, de temps à autres , il
arrivait qu’un félidé de passage en réduise un en charpie, mais
toujours dans la bonne humeur, et c’était alors un nouvel
enchantement de la nature que ces entrailles rosées répandues sur
le sol ocre.


Grande-Burne ne vit rien de tout
cela. Il délirait, tremblait, perdait le peu d’esprit qu’il avait,
et ça ne faisait vraiment pas beaucoup. Pour l’heure, ses sens, la
moindre molécule de son être, étaient assaillis par l’infinité
de phéromones femelle emplissant les lieux. En proie à une érection
potentiellement létale tant elle tirait sur ses organes internes ,
il ne vit pas, non plus, les regards éberlués qu’il suscitait sur
son passage. N’entendit pas les commentaire graveleux, que l’on
n’imaginerait point pouvoir sortir de si délicats gosiers. N’eut
aucune perception du sort qui l’attendait…Jusqu’à ce qu’il soit
jeté, assez violemment, sur un tapis fangeux et encore plus
malodorant que lui. Recouvrant ses – façon de parler- esprits, il
se redressa mais ne put qu’apercevoir le salut, un tantinet lubrique,
que lui lancèrent ses geôlières tandis qu’elles s’éloignaient.


Grande-Burne barrit du grand cri du rut
frustré et se rua sur les barreaux de sa prison, les secoua, les
frappa, les mordit – au prix de deux dents-, pleura, trépigna,
puis, en désespoir de cause, usa de la partie de son individu qui
risquait le moins, sa tête donc, afin de les défoncer. Une voix,
fluette mais incontestablement masculine, lui dit alors: «  ça ne sert à rien, vieux, ces
salopes ont inventé le fer forgé! »



à suivre…

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Written by saiphilippe

22 novembre 2009 à 14 h 46 min

Publié dans Chronique

83 Réponses

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  1. bon ben un vrai billet alors!

    Philippe

    22 novembre 2009 at 14 h 47 min

  2. whaouuuuuuuuuuu …au tout début du texte, je me suis dit ;Il va nous parler d’Attilla mais voilà,manquait le chevalaprés je me dis ;il va nous parler de Mazeppa mais voilà,manquait toujours le cheval…Et là tu nous parles d’amazones , mais bon sang où sont ces fichus chevaux ????trêve de plaisanterie , excellent Philou, excellent …bisesNiNne

    ภเภภє.ツ

    22 novembre 2009 at 15 h 03 min

  3. j’ai suivi ton lien Phil , j’avais pas mis de comm le 23 aout ! mais g t où ??????tssssss

    ภเภภє.ツ

    22 novembre 2009 at 15 h 07 min

  4. Je n’aurai pas du lire ton texte avec du pain dans la bouche !!!! Mais ça valait mieux qu’avec du liquide !!! Tu verrais l’état de mon écran !!! (C’est en v.o mais tu parles bien ma langue !)Bisou.Dom.

    Dom

    22 novembre 2009 at 15 h 17 min

  5. jouissif… mais pour le lecteur.

    Sylvie...

    22 novembre 2009 at 15 h 18 min

  6. je voulais finir mon "escapade en corse" mais je ne trouvais rien de marrant à dire… alors je me suis rabattu sur le héros ultime de toute une génération! content que ça vous plaise. Me marre bien aussi avec mes conneries!

    Philippe

    22 novembre 2009 at 16 h 26 min

  7. Si je comprends plus on en a une grande, moins a de cervelle !? Je ne m’étais jamais penchée sur la questionBizzzz

    bibialien

    22 novembre 2009 at 16 h 36 min

  8. Penthésilée mal barré notre héros mais la suite de cette histoire peut lui être plus favorable.Minou

    cata

    22 novembre 2009 at 16 h 44 min

  9. tu connais toutes les amazones par leur p’tits noms? bon, là, ce ne sont pas les mêmes…vous verrez bien

    Philippe

    22 novembre 2009 at 16 h 57 min

  10. @ Bibialien : attention, ne te penche pas trop ! :o))

    Dom

    22 novembre 2009 at 17 h 00 min

  11. Ca va Dom Dom j’ai la chance en ce moment de n’avoir pas trop à me pencher ah ah mais est-il stupide pour autant, là plane le mystère 😉

    bibialien

    22 novembre 2009 at 17 h 04 min

  12. Il faut savoir ce qu’on veut Bibi, il faut être réaliste, certain n’ont pas le cerveau placé où on s’attend à le trouver ! :o))(je pars travailler, lirai la suite + tard !)

    Dom

    22 novembre 2009 at 17 h 12 min

  13. Après tout l’intelligence n’est pas ce qu’on demande en premier à un homme rhôooooooo je pense comme "eux" lol

    bibialien

    22 novembre 2009 at 17 h 16 min

  14. Non Philippe, Penthésilée est la plus célèbre car elle apparait dans la guerre de Troie. J’aurais pu mettre la reine Hyppolita, la maman de Wonder Woman mais du Marvel avec tes écrits, ça ne le fait pas ! :))

    cata

    22 novembre 2009 at 17 h 27 min

  15. ceux que ça n’amuse pas ont dû tomber ici par erreur … avec GB , je me marre , mais je vais aller te lire sur désinvolt aussi —->

    jojo

    22 novembre 2009 at 18 h 43 min

  16. On ne dit pas c’est l’amazone, mais : C’est ici que j’habite !

    Philippe

    22 novembre 2009 at 19 h 53 min

  17. Pinté si l’est notre héros !!!!!!!!

    Philippe

    22 novembre 2009 at 19 h 55 min

  18. @ Bibialien : Oui tu as raison, ce n’est pas ce qu’on demande en premier à un homme, mais ça vient dans la seconde qui suit ! :o))

    Dom

    22 novembre 2009 at 20 h 22 min

  19. Philippe

    23 novembre 2009 at 8 h 45 min

  20. Je me dis qu’un jour Grandes Burnes, il va se les prendre dans les barbelés…

    Pascal

    23 novembre 2009 at 8 h 56 min

  21. Un peu grinçant ce début, je gage que la suite sera beaucoup plus fleur bleue. Après tout, G-B l’aura peut être sa blonde…A moins que son compagnon de cellule y passe avant.Bonne journée (fait un peu gris, mais faut savoir relativiser:-). Bises.

    Ayda

    23 novembre 2009 at 8 h 59 min

  22. Ayda: Fleur Bleue? je gage que c’est de l’ironie.Pascal: C’est Grande-Burne sans "s" car notre héros , je le rappelle, est monoburné.

    Philippe

    23 novembre 2009 at 9 h 13 min

  23. je viens de te lire sur Désinvolt ; la balade dans Dijon .Tellement bien écrit que ça donne envie d’aller s’y promener … C’est un très beau texte , vraiment .

    jojo

    23 novembre 2009 at 9 h 18 min

  24. Merde, au temps pour moi! Bon, bah, c’est d’autant plus risqué….

    Pascal

    23 novembre 2009 at 10 h 06 min

  25. Ah ! "Grande Burne" lol quel grand personnage ! Compliment pour ton sacré coup de plume !le fer forgé est il donc plus dur que le fer "tout cout" ? Ben mince alors ! Je me coucherai moins bête ce soir !Amicalement et bonne semaine à toi

    Jocelyne

    23 novembre 2009 at 10 h 28 min

  26. Contente du retour de Grande-Burne, pour te dire il me manquait. Dorénavant je regarderais la forêt de Fontainebleau avec plus d’attention lors de mes ballades dominicales. M’en vais te lire sur Désinvolte. Bises

    Caiçara

    23 novembre 2009 at 10 h 41 min

  27. il y a le fer forgé, le fer coulé, et bien sûr le fer à repasser.

    Philippe

    23 novembre 2009 at 10 h 54 min

  28. salut, cher Philippe, et c’est toujours amusant de lire tes délires… et ceux de ton anti-héros répugnant…

    Philippe

    23 novembre 2009 at 11 h 05 min

  29. au fait, en quoi les fragrances peuvent-elles être douloureuses, ce m’est un mystère… mais comme ce n’est pas le seul….

    Philippe

    23 novembre 2009 at 11 h 06 min

  30. Disons que c’est une image Philippe. Cela dit, pour être passé par Grasse je puis affirmer que les fragrances peuvent être réellement douloureuses.

    Philippe

    23 novembre 2009 at 11 h 11 min

  31. bien sûr que c’est un mets t’as fort… tes adjectifs paradoxaux ne sont pas tous psychédéliques… Quant aux odeurs de Grasse, je ne vois pas : ce coin de Provence me rappelle lavande et pin… rien de douloureux… mais sans doute que je n’ai pas non plus vidé les latrines publiques qui doivent avoir les mêmes fragrances qu’ailleurs.

    Philippe

    23 novembre 2009 at 11 h 34 min

  32. Philippe, aurais-tu aussi oublié le fer à frisés…pour les défriser ! Il y a aussi son jumeau : le fer à friser, pour les re-friser ! Aussi le fer à friser, juste pour friser, et le fer à frisés -un cousin- réservé aux frisés.Oublions le fer rouge, qui fait mal.Mais existent aussi les fer-ailleurs, de l’étranger.J’arrête parce que je n’ai bientôt plus d’encre ds l’encrier (tiens, c’est original !), mais UNIQUEMENT pour ça, sinon !… :o))

    Dom

    23 novembre 2009 at 12 h 35 min

  33. Le fer à frisés, ça doit être une invention allemande!?

    Pascal

    23 novembre 2009 at 12 h 41 min

  34. Vouiiiiiiiiiii ! Inventé par B. Krupp ! Peu après la "Grosse Bertha" !

    Dom

    23 novembre 2009 at 12 h 51 min

  35. Ha Krupp, bien sûr, grand amateur de chevaux également…

    Pascal

    23 novembre 2009 at 12 h 55 min

  36. Certains etrangers avec leur accent, pasta (j’emploie la nouvelle formule du vocabulaire !) "Graisse", et pour eux les odeurs sont incommodantes, ça se comprend ! (On suit toujours, Pascal ?)

    Dom

    23 novembre 2009 at 12 h 55 min

  37. Il y a un autre homme monoburné ! Patrick BRUEL qui ne possède que le testicule gauche … C’et pour cela qu’il a chanté: " Qui a le droit ? "

    Philippe

    23 novembre 2009 at 13 h 09 min

  38. Quelqu’un a des nouvelles de Jeanne BOURRIN ?

    Philippe

    23 novembre 2009 at 13 h 14 min

  39. C’est un écheveau embrouillé. se dit d’une affaire compliquée, ou de son récit, ou de toute explication confuse.

    Philippe

    23 novembre 2009 at 13 h 17 min

  40. Ben non, Dom, Pascal, il suit plus rien…;

    Pascal

    23 novembre 2009 at 13 h 20 min

  41. Ah Pascal, tu t’es déconcentré ! Mais peut-être était-ce un peu tiré par les cheveux…Alors : on est prié d’oublier ! Merci ! :o))

    Dom

    23 novembre 2009 at 13 h 27 min

  42. Philippe Vic’R : Grasse possède aussi en sus des champs de lavande et des pins, plusieurs usines de parfum. Et les odeurs qui diluées feront nos eaux de toilettes, nos parfums, et autres sent-bons en tous genres, ne sont pas supportables à l’état brut.Philippe: C’est qui Jeanne BOURRIN.La "Grosse Bertha" est aussi le nom d’un journal qui succéda à Hara-Kiri dans les années 90.

    Philippe

    23 novembre 2009 at 16 h 18 min

  43. C’est la copine de Krupp ! :o))))Une vieille famille originaire de la Ruhr !De vieux canassons…

    Dom

    23 novembre 2009 at 16 h 34 min

  44. Bé mon Philou ?? Philippe doit vouloir nous dit dire une blague avec J bourrin !!! Mais blague à part tu ne connais pas J Bourin ? toi ? un féru d’histoire comme toi ?

    ภเภภє.ツ

    23 novembre 2009 at 16 h 40 min

  45. en parlant d’odeurs Philou , à Montbrun cet été il y avait une usine d’épices, quand j’ai dis autours de moi , << tain c’est quoi cet odeur de safran ou de curcuma,>>on a mis 2 jours à savoir pourquoi …. on finit pas sy habituer mais au début …whaouuuuuuuuu ….t’as l’impression d’être à côté d’une grosse paella en permanence …Alors à Grasse si je devais sentir mon parfum puissance 10 24/h24 , je sais pas si ça me plairait

    ภเภภє.ツ

    23 novembre 2009 at 17 h 01 min

  46. La grosse Bertha, je croyais que c’était une prostituée de Marseille qui arrivait à éjecter ses clients en resserrant les cuisses. On n’a pas les mêmes valeurs…. Mfff

    Pascal

    23 novembre 2009 at 17 h 59 min

  47. BIOGRAPHIE : Née à Paris, Jeanne Bourin a suivie ses études au lycée Victor-Duruy, puis elle a préparé une licence de lettres et une licence d’histoire à la Sorbonne. Elle est mariée à André Bourin, journaliste, critique littéraire, producteur de radio et de télévision. Elle est mère de trois enfants.Elle est décédée mercredi à l’âge de 81 ans de mort naturelle Romancière et historienne, elle s’est exclusivement consacrée au Moyen-Age. En 1963, elle publie son premier livre, le Bonheur est une femme, où elle évoque les amours de Pierre de Ronsard et d’Agrippa d’Aubigné. Elle publiera Très sage Héloïse en 1966 réédité en 1980 où elle fait revivre celle qui fut aimée d’Abélard et demeure une des plus grandes figures féminines de tous les temps ; l’ouvrage, plusieurs fois traduit, a été couronné par l’Académie Française. Suit une biographie animée mais composée sur des bases rigoureusement historiques d’Agnès Sorel, La dame de beauté en 1970 réédité en 1982.Jeanne Bourin consacre ensuite sept années à la documentation et à la rédaction de son premier roman, La Chambre des dames (1979) préfacé par Régine Pernoud et qui met en scène des marchands et des artisans dans leur vie quotidienne à Paris, au temps du roi Saint-Louis. Grand Prix grand prix des lectrices de Elle et prix des Maisons de la Presse. Traduit en sept langues, ce livre a reçu un accueil enthousiaste de la critique et du public. En 1981, elle donne une suite à ce roman avec Le Jeu de la tentation (prix Renaissance, 1982) qui s’impose très vite comme un grand succès de librairie. Ces deux romans ont fait l’objet d’une adaptation télévisée. Pour répondre aux demandes d’informations qui lui sont alors adressées, Jeanne Bourin publie, en collaboration avec Thomassin, un livre de cuisine médiévale : Les recettes de Mathilde Brunel.Vient ensuite Le Grand feu, qui obtient le Grand Prix Littéraire de la Société amicale du Loir-et-Cher en 1985 et le Grand prix catholique en 1986.Mars 1987, Jeanne Bourin publie un roman situé au XVIe siècle, Les Amours blessées, qui traite de l’intrigue amoureuse unissant durant quarante ans le poète Pierre de Ronsard à Cassandre Salviati.En septembre de cette même année, elle fait paraître un conte pour enfants de 8 à 12 ans, Le Sanglier blanc, qui unit le merveilleux des contes de fées à une évocation très fidèle de la vie quotidienne au Moyen-Age. L’ouvrage est abondamment illustré de dessins en couleur.A l’automne 1989 paraissent Les Périgrines. Ce nouveau romand de Jeanne Bourin conduit le lecteur de Chartres à Jérusalem, en passant par Constantinople, dont l’auteur ressuscite les splendeurs, Nicée, Antioche et Tripoli et lui fait partager les terribles épreuves, mais aussi l’ardeur de ceux et celles qui accomplissent à l’extrême fin du XIe siècle la première Croisade, pour délivrer le tombeau du Christ. En février 1992, avec Les Compagnons d’éternité, Jeanne Bourin donne une suite aux Périgrines et, dans ce nouvel ouvrage, évoque la prise de Jérusalem, puis la constitution du royaume franc ; tous ces événements vus et vécus par ses trois héroïnes.Auparavant, en octobre 1990, elle avait publié un album richement illustré sur l’histoire des jardins au Moyen-Age du VIIe au XVe siècle : La Rose et la Mandragore. Pareil sujet n’avait jamais été traité ainsi dans son ensemble. Jeanne Bourin est également conférencière et a publié divers articles dans des quotidiens, revue et magazines. Elle a participé à de nombreuses émissions de radio et de télévision, tant en France que dans les autres pays francophones. Elle a rédigé des préfaces notamment pour Les plus belles pages de la poésie française livre publié en 1982. Elle fait partie de divers jurys littéraires et a fondé le Grand Prix Littéraire de la Femme."Que de fois ne m’a-t-on pas demandé : « Mais enfin pourquoi vous intéressez-vous tellement au moyen-Age ? » Je réponds que j’aime combattre pour la délivrance des lieux occupés par les idées fausses ! Dieu sait qu’elles foisonnent, les idées reçues, les idées toutes faites, les idées tordues, autour d’un passé dont le public sait peu de chose, mais qu’il juge néanmoins fort mal, au nom de ce minimum qui n’est que caricature.Entendons-nous bien : je ne prétends pas que les mille ans que recouvre ce terme sans signification, sans réalité, mou comme un édredon, de « Moyen-Age », me paraissent tous également bons à louer. Entre la chute de l’Empire romain d’Occident et la découverte de l’Amérique, il y a, certes, bien des périodes cruelles, barbares, d’innombrables malheurs et beaucoup de misères. Ce que je m’obstine à dire et à redire, c’est que ces poques noires ont totalement occulté, dans l’esprit de générations entières, certains siècles qui, eux, étaient positifs, constructeurs, dynamiques.Le onzième est de ceux-là. C’est pourquoi j’ai désiré y faire vivre quelques personnages pour illustrer aux yeux de mes lecteurs cette « grande lumière » naissante dont l’historien Gustave Cohen a dit : « L’honneur de la seconde moitié du XIe siècle est d’avoir préparé et rendu possibles toutes les grandeurs et tous les épanouissements des XIIe et XIIIe siècles. »Dans la Chambre des dames, j’avais éclairé un coin du plus beau, du plus rayonnant des siècles médiévaux. Le siècle d’or ! Avec le Grand feu, ce sont les origines de la civilisation courtoise que j’ai souhaité faire vivre à ceux qui me liraient. Les temps barbares se terminent et la montée d’une nouvelle forme de rapports entre les êtres, entre les hommes et les femmes, se met insensiblement en place."

    Philippe

    23 novembre 2009 at 18 h 13 min

  48. Philippeeeeee PTDRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR

    ภเภภє.ツ

    23 novembre 2009 at 18 h 17 min

  49. Petit additif à ce que précedemment: Jeanne BOURIN n’a jamais touché le tiercé, même dans le desordre !!!

    Philippe

    23 novembre 2009 at 18 h 17 min

  50. oui enfin elle est décédée mercredi mais en 2003 …je suis pliéeeee !!! en fait Philou je n’ai lu d’elle que la chambre des dames, mais je suis sure que Mata doit aimé la période du moyen age …elle pourait en parler mieux que moi ! de la miss Bourin moi j"aime moyen cette période…bisous les 2 philippe je me marre

    ภเภภє.ツ

    23 novembre 2009 at 18 h 21 min

  51. Elle fut la première à parler de l’Agrippa !!!

    Philippe

    23 novembre 2009 at 18 h 24 min

  52. Oui, mais c’était quel mercredi ?………. en 2003 ?…….

    Philippe

    23 novembre 2009 at 18 h 32 min

  53. je sais pas Phil !!!! mdr ! ça te rappelle rien ? 2 questions en une seule phrase …clin d’oeil affectueux amigo !

    ภเภภє.ツ

    23 novembre 2009 at 18 h 59 min

  54. Elle n’a jamais gagné mais c’était pas un mauvais cheval

    Pascal

    23 novembre 2009 at 19 h 31 min

  55. Oui Ninne j’ai lu des trucs de Jeanne Bourin notament "le grand feu" que j’ai adoooooooré !J’ai eu ma période moyen âge et comme j’aime les trucs biographiques mais vivants je me suis régalée…Me suis aussi tapée les "gaston phoebus"… du coup ma mère a eu un chien appelé fébus meme que j’avais écrit à un des auteurs qui etait descendante de gaston phoebus et de Henri IV, pendant qqs années nous nous sommes envoyé nos voeux de bonne année….Leur fils (eux ct Myriam et Gaston de Bearn) tient ou tenait une librairie spécialisée dans le moyen âge mais à Paris!C’estpour ça aussi que les seules vacances de ma vie je les avais prises à Bagnère de bigorre !!!!!Pour ma période Russe… j’ai pas pu y aller…..

    Mata

    23 novembre 2009 at 19 h 31 min

  56. Joe, le taxi, et Gaston fait bus !!!

    Philippe

    23 novembre 2009 at 20 h 36 min

  57. Et merci Mata et merci NiNne ; JAMAIS ???? te jure ! ya des fois où je me demande s’il est pas femmophobe notre Philippe…ahhh on dit mysogine ???? mouais !!! BEH POUR MOI C PAREIL COMME RESULTAT.

    ภเภภє.ツ

    23 novembre 2009 at 21 h 29 min

  58. T’as raison ma Ninne!Monsieur ne daigne pas nous faire le moindre signe… pffffff, j’te jure ces jeunots!!!!!

    Mata

    23 novembre 2009 at 21 h 47 min

  59. "dans son écrin de verdure", j’adore ! :-D

    Michel

    23 novembre 2009 at 21 h 47 min

  60. mouais avec tout ça on sait toujours pas où sont les chevaux , hummmmmmmmmmmmm???????????AH AH AH AH AH

    ภเภภє.ツ

    23 novembre 2009 at 22 h 50 min

  61. Et paf!La dernière phrase qui résume bien le machisme :"ces salopes ont inventé le fer forgé"…..Ca aurait été un mec il aurait crié au génie!!!!

    Mata

    23 novembre 2009 at 23 h 31 min

  62. Y a pas de féminin pour génie. Ha si, génisse peut-être….

    Pascal

    23 novembre 2009 at 23 h 43 min

  63. arfffffffffffff…je crois qu’avec cette bande là on n’aura jamais le dernier bon mot !!! mdr mdr je m’incline …..lol

    ภเภภє.ツ

    23 novembre 2009 at 23 h 48 min

  64. Mheuuuuuu!!!mdr!

    Mata

    24 novembre 2009 at 2 h 03 min

  65. J’ai bien ri… mais il y a un truc que j’ai pas compris… Il se l’ai fait ou pas ?

    sébastien

    24 novembre 2009 at 4 h 20 min

  66. Sébastien: Attends un peu.Mata, Ninne: Je vis dans un univers à 95% féminin, je suis donc fatalement devenu misogyne.En ce qui concerne les chevaux, à cette époque les humains les bouffaient. Faut quand même qu’il y ait quelques vérités dans les aventures de Grande-Burne.Là où l’on voit que c’est de la science fiction c’est justement avec la phrase " elles ont inventé le fer forgé". Car en vérité les femmes n’ont jamais rien inventé à l’exception du point de croix du verbiage inconsistant et du persiflage tout azimut, et sauf Marie Curie avec la découvertes du radium, ce dont on se serait bien passé.rires

    Philippe

    24 novembre 2009 at 7 h 33 min

  67. Un univers à 95% féminin…… Tu bénéficies d’une aide psychologique au moins.Remarque c’est pas pire que le mariage, le partage des tâches consistant, pour nous les hommes, à recevoir des ordres et à les exécuter à leur manière dans un but qu’elles seules connaissent et qu’elles nous imposent avec le sourire et ce talent tout à fait particulier de nous faire comprendre que notre dignité et notre honnêteté d’hommes modernes est en jeu. C’est duuurrrrrrr!

    Pascal

    24 novembre 2009 at 8 h 24 min

  68. "Sont en jeu", dirais-je, plutôt.

    Pascal

    24 novembre 2009 at 8 h 26 min

  69. Attendez ! je vais sortir les mouchoirs, j’ai trop de tristesse pour vous messieurs…sérieux , ça me fait mal au coeur ! quelle dure vie que la votre .

    ภเภภє.ツ

    24 novembre 2009 at 10 h 23 min

  70. Faut pas s’incliner Ninne, bien au contraire ! Depuis l’antiquité rien n’a changé. Une couronne sur une paire de nichons, ça a toujours dérangé les mâles ! Pauvres Amazones, les héros grecs les ont aimées puis aussitôt trahies et massacrées, elles se sont même inclinées devant Alexandre le Grand, pffft !. Tant que l’homme n’aura pas évolué, les Amazones hanteront leur esprit dominateur, c’est ça votre force ! Minou

    cata

    24 novembre 2009 at 10 h 45 min

  71. héhéhé nous sommes tjrs et seront tjrs des amazonnes … aux yeux éberlués de petits garçons qui rêvent de porter un pantalon … arfffffok je sors fumer … bisoussssssss Phil

    Odha

    24 novembre 2009 at 11 h 08 min

  72. Ok Odha, mais connaissant Philippe, quelles tortures va-t-il infliger à nos guerrières ?

    cata

    24 novembre 2009 at 11 h 23 min

  73. Du calme, les filles, si vous étiez des amazones, ça se saurait, on aurait qu’une main…

    Pascal

    24 novembre 2009 at 12 h 40 min

  74. humm .. prefere pas y penser … elle sera morale la torture lolll … ça fait mal çaaaa … aaaaaahhh je vais me faire lincher … mdrrr

    Odha

    24 novembre 2009 at 12 h 40 min

  75. grrrrrrrrrrrrrrr..suis pi être pas une amazone mais je monte à cru moaaaaaaaaaaaaa …. Ouh laaaaaaaaaa je patauge , je patauge !!!!!

    ภเภภє.ツ

    24 novembre 2009 at 13 h 49 min

  76. En plus c’est vrai au sens propre , en amazone , t’as plus ka porter un casque anti bosse mdr mdr mdr

    ภเภภє.ツ

    24 novembre 2009 at 13 h 50 min

  77. ouh là je pédale , je pédale

    ภเภภє.ツ

    24 novembre 2009 at 13 h 50 min

  78. Philippe tu es cuit, Ninne monte à cru ! :)))

    cata

    24 novembre 2009 at 14 h 47 min

  79. Ca existe un cheval à pédales? J’savais pas…

    Pascal

    24 novembre 2009 at 14 h 55 min

  80. Mouahaha que c’est intéressant la suite la suite!

    Centelm

    25 novembre 2009 at 12 h 48 min


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