"Un Jour En France"

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Fondement de l’économie

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Non! Ceci ne sera pas un billet scatologique, malgré l’emploi du terme « fondement ». J’ai déjà donné dans un précédent texte que je vous invite d’ailleurs à relire et qui avait pour thème l’économie, justement. Profitez en: c’est gratuit. Bref. La base de l’économie est l’échange, le troc si vous préférez . Pour illustrer notre propos, je vous propose de nous projeter à la fin de l’age de pierre… Flashback…

Un beau matin, Grande-Burne, notre héros -c’est une façon de parler, ce n’est pas plus mon héros que le votre- émergea des frondaisons de la forêt austère et dangereuse qu’il avait parcouru en tout sens afin d’y chasser l’auroch. Tâche d’autant plus malaisée que les aurochs ne vivent pas en forêt. Notre héros avait cependant une excuse: Il était con comme une burne, ce qui d’ailleurs, lui avait valu son nom. Heureusement pour lui il était aussi très fort, et contre toute attente il avait réussi à débusquer un de ces fameux bovidés. Le voilà donc, tout harnaché de  lianes, trainant une lourde carcasse d’auroch. Il est fatigué, il bave, il sue, il pue. Mais il avance. Peu à peu, la forêt s’éclaircit et Grande-Burne finit par déboucher dans la plaine. Au loin, près de la rivière, se tient une hutte faite de torchis et de bouses d’aurochs séchées. Un sourire édenté illumina -si l’on puis dire- le visage ingrat de Grande-Burne. Là bas, vivait Aulney-Sous-Bois, ( c’est un pur hasard que ce nom, aussi n’y voyez aucune malice sinon que je me dois de respecter la vérité historique) fidèle ami de Grande-Burne. Oubliant sa fatigue, notre héros entama une course effrénée, sautant en tous sens, bramant comme un cerf, déféquant sous l’effet de la joie. Ce qui, il faut bien le dire, n’améliorait guère son aspect revêche. Mais ne le jugeons pas trop vite car les hommes, en ces temps là, contrôlaient moins bien leur sphincters que de nos jours. Leurs érections non plus, d’ailleurs. Et tout naturellement notre ami, en plus des manifestations sus-mentionnées, bandait. Rendez vous compte! Six mois en forêt à traquer l’auroch avec pour seules compagnes quelques brebis égarées.  Les brebis, ça va un moment, mais ça ne remplace pas une bonne femme. Et justement, Aulney-Sous-Bois en avait à revendre !

Essoufflé, Grande-Burne laissa tomber son fardeau à l’entrée de la hutte, s’approcha de la porte. Il tenta de tirer la bobinette, à défaut d’autre chose, afin de faire choir la chevillette…Rien ne se passa, vu que ces engins n’existaient pas encore. Mais bon! Grande-Burne ne le savait pas, vu qu’il était con. Cependant le tumulte avait réveillé Aulney-Sous-Bois. Celui-ci se leva de sa couche, non sans difficultés eut égard au nombre considérable de femelles qui encombrait la paillasse. Aulney était un homme riche, et subséquemment comblé question sexe. Il fit entrer un Grande-Burne fulminant dont la protubérance priapique ne pouvait échapper à personne. Aulney, taquin déclara alors :

– » Salut vieux, besoin de quelque chose? ».

Grande-Burne, entre deux râles rauques et plein d’hormones rétorqua simplement:
– « Femme ». A l’évidence c’était urgent: Rien qu’à l’évocation du mot « Femme » notre héros avait inopinément éjaculé. Mais il bandait encore, les hommes, en ce temps là, avait du tempérament.
Aulney essuya calmement ses yeux maculés de liqueur séminale et répondit:
– « bien, je vais voir ce que je peux faire. Que me proposes-tu? ».

Du doigt, Grande Burne indiqua la carcasse gisant sur le perron. Il indiqua également de son autre main, une femme: La jeune, celle avec le cul comme de la crème, les seins lourd de sensualité, les yeux de biche, l’odeur affriolante.
Aulney-Sous-Bois, argumenta :
–  » Oh, voyons mon ami, tu ne vas pas t’encombrer d’une jeunette…à un gaillard comme toi, il faut une femme d’expérience. Que penses-tu de celle-ci plutôt? « .
Joignant le geste à la parole il montra une pauvre vieille décrépite, planquée derrière un tas de bois de sapin afin de masquer  l’odeur fétide qu’icelle dégageait. Voyant Grande-Burne tiquer, renifler,  puis vomir, Aulney concéda :

–  » Bon d’accord, elle n’est plus toute jeune. Elle a un peu de caca dans les plis. Mais elle fait très bien à manger, sait coudre et, avantage supplémentaire, ne conteste jamais , vu qu’elle est muette. J’ai vendu sa langue à un affamé lors de la dernière disette. De toutes façons, c’est à prendre ou à laisser: Ton auroch n’est plus très frais non plus! »

Grande-Burne se gratta la tête, et le testicule. Il n’aurait qu’à cacher le visage de l’ancêtre , et, pour imaginer la jeune beauté, faire fonctionner les boyaux de sa tête lors des coïts  ( ce qui est très difficile, essayez donc pour voir!) . Gageons que dans son cas, ne sera pas du luxe .
– » Tope là » dit-il.

Il traina donc la vieille dehors et par les cheveux, ceux qui restaient en tous cas , la positionna en lieu et place de l’auroch. Puis ils partirent dans le froid de la nuit qui s’annonçait. Souhaitons leur bonne chance. Quant à Aulney, ce soir là  comme tous les soirs, il dégusta un bon bifteck d’auroch tandis que sa jeune compagne lui prodiguait d’assez salaces caresses.


Et voilà! En ces temps rudes, il fallait batailler ferme pour se nourrir, et se reproduire. Des roublards, comme Aulney étaient partout! Les pauvres travailleurs à l’instar de Grande-Burne avait bien du mal à tirer pitance et jouissance. Heureusement qu’aujourd’hui nous sommes à l’abri de tels comportements. Ou presque.



 

 

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Written by saiphilippe

7 octobre 2008 à 13 h 48 min

Publié dans Chronique

7 Réponses

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  1. Génial ! :-))
    ça m’a vraiment fait me poiler, ton texte !
    Continue !

    Michel

    7 octobre 2008 at 16 h 12 min

  2. hum,comme tu dis….dis tu n’aurais pas dans tes antres ,un vieux roublard à qui j’échangerais bien un très bon gateau au chocolat contre….voyons,voyons….trouve le moi pendant que je réfléchis au fondement de mon…troc..

    claire

    7 octobre 2008 at 16 h 47 min

  3. PTDR !!!!!!
    Quel couillon ce Grande-Burne!!!!
    Mais évidement, toute ressemblance avec notre époque ne serait que fortuite…..
     
    Bises!

    Mata

    7 octobre 2008 at 19 h 41 min

  4. Mdrrr
    Où tu vas chercher tout ça, dans ta tête, où… dans ton environnement ?
    Euh… oui heureusement qu’aujourd’hui…
    Mais -hein faut ri-go-ler avant que le ciel nous tombe sur la tête
    Bonne journée
    SO

    SOlène

    8 octobre 2008 at 4 h 35 min

  5. Mais si l’auroch ne vit pas dans les bois, où vit-il alors?
    Bonne question que me plonge dans les méandres d’une réflexion douloureuse.
    ggggggggggggggggnnnniiiiiiii

    Stéphanie-Emmanuelle

    8 octobre 2008 at 12 h 29 min

  6.  Et ils vecurent betement heureux et eurent beaucoup trop d’enfants …
     
     Grande-burne ce serait fait couillé alors ???lol
     
     Je me suis bien amusé a te lire …A+
    seb
     
     

    seb

    8 octobre 2008 at 19 h 47 min

  7. je croyais avoir laissé un com ici hier ..
    ça merdouille à mort encore msn
    bien rigolé avec ton billet
    un peu scato tout de même , quoique tu en dises
    lol
    mais vraiment marrant

    jojo

    9 octobre 2008 at 7 h 34 min


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