"Un Jour En France"

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Critique poétique

with 16 comments

Je ne suis pas très porté sur la poésie. Ça commence bien non ? Mais voyez vous, j’aime bien les exercices intellectuels.  J’aime aussi faire partager ma connerie au monde entier.  C’est mon coté généreux!  Donc je me propose de survoler avec vous quelques unes des œuvres majeures de poètes divers, ou d’été pour ce que j’en ai à foutre !

Par qui commencer ? allez hop, au hasard…vous, oui vous, Baudelaire ! au tableau! Alors comme ça, mon petit, on fait son malin? on fait des allusions pernicieuses, voire licencieuses ?  Et on dénigre allègrement la virilité avec, ce que je n’ose appeler un recueil, les fleurs du mâle ? Non mais ça va pas ! où avez-vous vu que les hommes aimaient les fleurs ?  Et ne me parlez pas de licence poétique petit impertinent, car la seule qui vous convienne est la licence quatre : Alcoolique ! Fichez moi le camp et prenez votre note : 1/20, pour le papier!

Au suivant : Verlaine Paul, amène toi au trot ! j’ai deux mots à te dire  histoire de te régler ton compte.   » A moi comte ! deux mots ! » en quelque sorte . Bien.  Trêve de rigolade :  « Femmes et « chat » ?  Alors toi, carrément ! Les lieux communs à deux centimes ! Tout le monde sait que les femmes sont bavardes, même sur internet . A moins que cela ne soit une évocation graveleuse de l’anatomie féminine, mais je n’ose y croire ! Serais-tu obsédé à ce point ?   Quoiqu’il en soit il n’y a fichtre pas de quoi en faire un poème. Sujet banal et sans intérêt : 5/20! Parce que ça flatte ma misogynie naturelle. File à ta place et tais toi !

On enchaine, vite vite, pas que ça à faire moi ! Hugo Victor ! aux pieds !  Bon, on touche le fond là, le grand n’importe quoi. Non mais tu te moques du monde, en commettant un texte sur les « jeans » ? Une question me turlutte : te droguerais-tu par hasard, morne plaie?  Même pas! Aucune excuse en ce cas, sujet trivial, sans fondements, ce qui est le comble pour une histoire de futal, je trouve ! 0/20 et dégage, Misérable !

Ah le meilleur pour la fin, si j’ose dire… viens mon petit Arthur, n’aies pas peur. Voyons cela :  hum… D’une part ,une histoire de mec bourré qui fait du bateau.  Sache, Rimbaud, que lors de ma traversée à bord du Napoléon  revenant de Corse, je fus extrêmement malade, « comme quand ma mère sortait le soir, me laissant seul avec mon désespoir », et bien nulle envie de faire partager cette expérience ne m’a saisi ! Franchement, tes histoires de vomi me laissent sans voix !
D’autre part, des quatrains traitant  d’un type qui roupille dans un val avec des taches de sauce tomate sur la chemise. Ouais, encore une apologie de la fainéantise ! Ne me caches rien : Tu ne marches pas à l’eau claire toi ? ta note, pour ces histoires de dégénérés pintés et glandeurs ? 2/20, un point pour chaque !  Et vas te brosser les dents ! la prochaine fois que je te surprend à fricoter avec tes petits camarades, je ne nomme personne, ce sera le seau d’eau glacée ! je t’aurai inverti.

Vous pouvez tous vous rhabiller ! je ne sais pas ce que j’ai fait au Bon Dieu pour avoir une classe de cancres pareils ! Tenez ! voici un texte surpassant en beauté toutes vos œuvres réunies. L’auteur, anonyme par modestie sans doute,  l’a gravé sur une table du collège Gaston Roupnel à Dijon et, à ce jour, ce sont les plus beaux vers jamais écrits sur l’amour:

Mon Amour, mon trésor
Ma grosse vache, à ressorts
Mon cœur s’accroche au tien
Comme une merde au cul d’un chien. 

 

Prenez en de la graine,  avec votre absinthe,  poètes de mes deux !

Vous aurez reconnu, chers lecteurs, dans l’ordre: « les fleurs du mal » de Charles Baudelaire, « Femme et Chatte » de Paul Verlaine (il parle de Cléopatre!), « Les Djinns » de Victor Hugo,  enfin « le bateau ivre » et « le dormeur du val » d’Arthur Rimbaud… mon préféré:

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Written by saiphilippe

8 juin 2008 à 10 h 28 min

Publié dans Chronique

16 Réponses

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  1. mdr je viens de finir de lire ton billet précédent j’enchaine sur celui la. mdr mine de rien j’adore ton humour.

    pascaline

    8 juin 2008 at 10 h 51 min

  2. C’est vrai que quand on y réfléchi…il y a aussi Appolinaire,  pont mi-rabot !  Bon il est raboté entierement, ou pas du tout mais pas à moitié quand meme…!! oula je pete les plombs moi, mdr, merci en tout cas pour ce joli moment de poésie et ce bel exemple de ce qu’on peut faire avec la littérature française… !bises

    Kathleen

    8 juin 2008 at 11 h 23 min

  3. l’honneteté un grand mot: de plus si ont inclus le mâle. on peut dire mari honnete honnete ment oh net ment mal au net oh ne te ment (pas)

    pascaline

    8 juin 2008 at 14 h 45 min

  4. ps mari honnète a lire marrionnette bien sûr mdr

    pascaline

    8 juin 2008 at 14 h 46 min

  5. ouah  l’autre! j’avais compris!!!! suis pas con tout de même….enfin pas trop!

    Philippe

    8 juin 2008 at 14 h 49 min

  6. C’est ta voix ? Whaou!!! Tu récites bien ! Si c vrai !! Je ne me moque pas !
    Il y a tant à dire sur la poésie ! Pour les jeux de mots j’en connais une qui en joue bcp , c’est Marie , elle est dans mes amies et en plus c’est marrant , elle a écrit une histoire sur les marionnettes , et elle a eu un commentaire la surnommant marie..honnête ! lol
    Bon , je ne suis pas là pour parler d’elle !! ^^
    Ton billet est génial et tes mots dis font de toi un ana…liste …hé …mais …rite !! lol
    Gros bisous Philippe !
    Bonne soirée ^^
     

    Elisa

    8 juin 2008 at 17 h 38 min

  7. … mdr… moi j’aime pas les prefaces des livres de poesies, je pense que ça s’explique pas la poesie ….
     
    Mais la c’etait excellent … il faut l’envoyer aux editeurs pour qu’ils mettent ton texte a la place ..
     
     

    seb

    8 juin 2008 at 18 h 12 min

  8. Cette Elisa est incorrigible …
    Mais adorable …
    Je le sais , puisque c’est l’amie de mes enfants , voilà moi aussi je parle d’elle …rire
    J’avais aussi survolé votre espace et surtout nous avons une amie commune que j’adore , c’est NiNne …
    Je reviendrai à tête reposée lire et apposer ma plume sur vos billet …

    Douce nuit …

    Marie

    8 juin 2008 at 21 h 10 min

  9.   Quand tu dis qu’une question te turlutte, moi, j’en ai une à te poser : c’est qui Question?

    ...

    10 juin 2008 at 17 h 43 min

  10. :-)) J’ai passé un très bon moment de lecture ! Tu fais preuve d’un sacré sens du contrepied !

    Michel

    14 juin 2008 at 13 h 44 min

  11. si je comprends bien il y a deux sortes de licences
    – la poétique, qui tient à la forme
    -l’autre, la coquine, qui appartient à tous, la licencieuse quoi, et ça tiendrait au fond… alors en quoi Baudelaire est-il damnable ?

    Lucchini Jean Baptiste

    19 janvier 2011 at 12 h 38 min

  12. Ce quatrain a fait florès sur tout le marériel scolaire des humanités françaises
    – sur la porte des chiottes du lycée de Kénitra (et même sur celles des latrines du quartier Espagne à Auch en 1891)
    – sur les parois des WC de la gare de Lyon
    – dans des classes secondaires diverses (je crois qu’un comique en a trouvé sur la porte des chiottes d’une maternelle fille)
    normal
    merde et cul
    A moi comte, compte moi deux mots… moi qui adore Verlaine quelque fois Hugo presque toujours Rimbaud et coiffe ma soupière avec Baudelaire… sans compter Charles Cros, François Villon, le pauvre Rutheboeuf, La Fontaine, Reiner Maria Rilke, Musset, Antonio Machado, Dante, Vigny, Omar Khayyam, Aragon, Walt Mhitmann etc etc époques et langues d’expression confondues… liste jamais non close… sinon au jour fatal

    Lucchini Jean Baptiste

    19 janvier 2011 at 12 h 49 min

  13. Je rejoins tous ces commentaires , tu cites des grands poètes et tu en fais une mixture dont j’aime la sauce 🙂
    Je ris ….
    Et franchement j’ai aussi passé un agréable moment 🙂

    Marie

    19 janvier 2011 at 16 h 37 min

  14. Une turlutte…rien à voir avec turlupiner. Où alors le vocabulaire amoureux (licencieux, on est chez Philippe) mais galant -au sens vert- aurait changé… une turlutte… posez la question à Magritte, il en savait beaucoup sur les ‘ce n’est pas une pipe’

    Lucchini Jean Baptiste

    19 janvier 2011 at 21 h 48 min

  15. « Ah ! la carogne, dit-il, elle m’a pris par mon faible, la graisse m’en fige encore sur le cœur »
    ou encore,
    À la façon du siècle qui se plaisait aux turlupinades, Commines avait fait mettre sur la porte de sa chapelle un globe et un chou cabus, pour dire que le monde n’est qu’abus (P. BRUSLÉ Lucien en belle humeur, t. I, p. 395, dans POUGENS)

    klima47

    20 janvier 2011 at 23 h 56 min


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